C’est assez extraordinaire cette faculté et cette propension au mensonge et à l’oubli ; se faire passer pour des génies de la finance alors que ce ne sont que des parasites, des destructeurs de nations et de peuples, ne vivant que sur le travail des autres, la sueur des travailleurs. Ce qui est insupportable c’est le fait que leurs erreurs et crimes nombreux ne sont jamais sanctionnés, jamais !

Alors si monsieur Rothschild ne s’en souvient pas, Victor Hugo l’a immortalisé dans sa poésie et les salariés seront toujours là pour témoigner de leur médiocrité.


Le 1er décembre 2016, « Envoyé spécial » diffusait un « Document de Complément d’enquête » sur la dynastie Rothschild.

Une dynastie et une grande banque à qui tout réussit. Son grand patron, David de Rothschild, n’a pas connu d’échec majeur, dit-il. « Et France Télécom ? » lui demande Amandine Chambelland.

C’était en 1997, en pleine bulle internet. Une théâtrale opération en Bourse transforme l’entreprise d’État en multinationale. Sous la direction de Michel Bon, France Télécom, aujourd’hui devenue Orange, se lance dans des rachats sans précédent. Conseillé par la banque Rothschild, l’opérateur français s’offre le monde : le britannique Orange et sa licence UMTS, l’allemand Mobile Com, un opérateur polonais…  En tout, l’addition s’élève à près de 80 milliards d’euros en moins de deux ans. À chaque opération, la banque touche une commission de 1% à 5%, soit des sommes colossales. France Télécom est alors l’entreprise la plus endettée au monde : 70 milliards d’euros de dettes.

Rothschild n’avait « aucun intérêt à freiner le mouvement »

Pour deux anciens syndicalistes de Sud qui ont dénoncé dès le début cette folie des grandeurs, cette fuite en avant était logique. « Comme c’est sur les fusions-acquisitions qu’ils [les Rothschild] font leur beurre, ils n’ont aucun intérêt à freiner le mouvement. Si tout se casse la gueule, qui en paie le prix ? Vous avez entendu dire que Rothschild a fait faillite, vous ? Ils ont continué ! » s’exclame Monique Brisson. Après les années folles, France Télécom entre dans les années noires : licenciements en série (70 000 emplois supprimés) et vague de suicides des années 2000.

Si la banque Rothschild figure parmi les responsables de cette gabegie, ni l’État ni le marché ne lui en ont tenu rigueur. D’ailleurs, pour son Pdg, « l’attribuer à Rothschild est tout à fait excessif ».

Extrait de « Rothschild, le pouvoir d’un nom », un « Document de Complément d’enquête »diffusé dans « Envoyé spécial » le 1er décembre 2016.

France TV Info