Le diplomate algérien Abdelaziz Rahabi vient d’être nommé coordinateur de la conférence citoyenne qui permettra de fixer une date à la prochaine élection présidentielle. Il vient de l’annoncer sur sa page Facebook sans préciser exactement qui l’a désigné ! La moindre des choses est bien sûr de savoir qui est exactement ce personnage, d’où vient-il, quelle est sa formation et qu’a-t-il réalisé tout au long de sa carrière politique et diplomatique algérienne. Son pire poste aura été celui de chef de cabinet du ministre Lakhdar Brahimi dans le gouvernement de Sid Ahmed Ghozali. Le premier a soutenu A. Bouteflika jusqu’à la nausée et le second a  été un fervent et servile soutien des janviéristes éradicateurs, célèbre pour s’être parjuré (cf. Chronique des années de sang du colonel Mohamed Samraoui) à la 17e Chambre en 2002 en faveur du boucher Khaled Nezzar dans le procès contre Habib Souaïdia, procès que Nezzar perdra malgré les nombreux soutiens des Ghozali, R. Boudjedra…

Sa page Wikipédia nous indique qu’il fait partie du système puisqu’il a appartenu aux différents gouvernements de la honte. Il sera principalement ambassadeur – en Espagne,  en Mexique et en Amérique centrale – sous le règne du parrain de la mafia, Abdelaziz Bouteflika.

Nous avons déjà eu l’occasion de parler de Monsieur Abdelaziz Rahabi au mois d’avril dernier, plus précisément dans notre vidéo l’Actu au scalpel #35. En effet, Monsieur Abdelaziz Rahabi a pris pour habitude de réaliser des conférences avec Monsieur Yves Bonnet, l’ex-patron des renseignements français et ami très proche des généraux sanguinaires Smaïn Lamari et Khaled Nezzar ! La proximité entre Yves Bonnet et Smaïn Lamari est telle que leurs deux filles se sont associées dans l’entreprise pharmaceutique Pharmalliance qui a grandement profité des largesses des crédits bancaires et des terrains municipaux !

Vous pouvez également rencontrer dans ses conférences, organisées en France, un nombre incalculable de francs-maçons comme par exemple Karim Zeribi ! Sans oublier bien sûr Monsieur Ghaleb Bencheikh, censé représenter les Français de confession musulmane et qui, pendant que nous vivons une période extrêmement difficile avec une islamophobie médiaticopolitique totalement décomplexée, fait des déclarations abracadabrantesques, en soutenant par exemple que le voile porté par les musulmanes n’est pas islamique et n’est pas du tout obligatoire ! Ajoutons qu’il est très proche des milieux maçonniques même s’il se défend d’en être !

Monsieur le diplomate Abdelaziz Rahabi ne peut ignorer ce genre de faits très importants et totalement disqualifiants ; autrement, cela ferait de lui un très mauvais homme politique. Il ne nous reste plus qu’à lui rappeler l’adage populaire « Dis-moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es ».

Nous en appelons donc à l’extrême vigilance des Algériens, car il semble clair que le hizb fransa soit toujours à la manœuvre actuellement.




Dans un post Facebook datant de ce mercredi, Abdelaziz Rahabi* annonce la tenue d’une conférence de dialogue nationale le 6 juillet prochain, soulignant qu’il a été désigné pour jouer le rôle de coordinateur afin de conjuguer les efforts dans le but de trouver un compromis permettant d’aboutir, dans des délais raisonnables, à des élections transparentes. Contrairement à ce qui se faisant jusqu’ ici, M. Rahabi a bien souligné qu’il s’agit de programmer un scrutin présidentiel.

« La coordination de la gestion de cette initiative politique globale et inclusive m’a été confiée afin d’adopter l’approche adéquate et mettre en place les mécanismes de sortie de crise, afin d’organiser, dans des délais raisonnables, les premières élections présidentielles démocratiques de l’histoire de l’Algérie », a-t-il écrit.

M. Rahabi incarnera le rôle de « maestro » bénéficiant de l’aval des forces du changement, de la société civile élargie, et celui d’acteurs ayant émergé du Hirak, s’appuyant sur la plateforme du 15 juin.

Bien qu’on le traduit pas explicitement, il s’agit d’une solution négociée avec le pouvoir réel incarné par l’armée. Le but serait d’arracher des garanties de l’institution militaire pour assurer un aboutissement vers un véritable État de droit avec ce qui lui est inhérent en termes de pratiques démocratiques.

Cette approche ne s’éloigne pas des points cruciaux de la feuille de route ardemment, voir obsessionnellement défendue par le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah. Il faut donc s’attendre à ce que des consistions soient cédées de part et d’autre.

Prendra part à ce processus, des personnalités nationales de poids. L’on a évoqué dans des médias proches du régime, les noms de Ahmed-Taleb Ibrahimi, Youcef Khatib, Djamila Bouhired, Mokdad Sifi, Sid-Ahmed Ghozali, Ahmed Benbitour et Mouloud Hamrouche.

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* A occupé plusieurs postes entant que diplomate. Il était ministre de la Culture, de la Communication et porte-parole du Gouvernement sous l’ère Zeroual. En Avril 1999, il avait déposé sa démission qui fut refusée, mais il avait claqué la porte en juin 1999. Il est Membre fondateur de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), dont  il avait présidé la conférence de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO) dite Mazafran.