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L’essayiste Alain Minc est poursuivi pour contrefaçon par l’auteur d’une biographie de René Bousquet qui lui reproche l’emprunt de nombreuses citations dans son dernier livre. afp.com/Eric Piermont

Ce génie de la finance, habitué des plateaux télé, longtemps compagnon de route de Monsieur Pierre Bergé, conseiller des présidents de la république française et visiteur du soir régulier du palais de l’Élysée… est juste un escroc plagiaire qui a été condamné par la justice pour cela. Les gens ont tendance à oublier mais il est bon de rappeler ce genre de faits de temps en temps. D’autant que ce monsieur est régulièrement invité sur les plateaux télé pour donner son expertise sans qu’aucun journaliste ne lui rappelle ses condamnations qui devraient pourtant le discréditer à tout jamais. Il semble clair qu’à ce niveau du pouvoir, ce genre de condamnation fait plutôt l’effet inverse…


Alain Minc, qui a publié un livre sur la vie de Jean Moulin et René Bousquet, a largement plagié un autre ouvrage de Pascale Froment… qui s’en est rendu compte.

Tout comme la justice.

Alain Minc a été condamné ce mardi par le Tribunal de grande instance de Paris à verser 11 000 euros de frais et de dommages et intérêts à Pascale Froment qu’il a plagiée à 47 reprises et qui avait porté plainte, rapporte Le Nouvel Obs

L’histoire aurait pu passer inaperçue. Manque de chance, Pascale Froment a lu son livre (Homme aux deux visages) et s’est rendu compte de la supercherie. Dans l’ouvrage d’Alain Minc, qui retrace les « itinéraires croisés » de Jean Moulin et René Bousquet, Pascale Froment a repéré de nombreux passages qui reprennent son propre livre (une enquête de plus de 638 pages sur René Bousquet).

Problème: Alain Minc a « oublié » de citer sa source. « Nulle part il ne dit d’où proviennent ces citations. Il ne cite Pascale Froment que dans la bibliographie », expliquait l’avocat de la plaignante en juin dernier.

Résultat, Pascale Froment a porté plainte. Et la justice lui donne raison, puisque le Tribunal de grande instance de Paris a comparé les deux livres et a estimé qu’au moins 47 passages étaient « contrefaits »… sur 188 pages, tout de même.

Déjà condamné en 2001

En plus des 5000 euros de dommages et intérêts et 6000 euros de frais de procédure à verser à Pascale Froment, Alain Minc doit également, sous dix jours, insérer un encart résumant la décision de justice au début de son essai.

Alain Minc, auteur de Spinoza, un roman juif, avait déjà été condamné en 2001 à verser 15 244 euros de dommages et intérêts à […]


L’Express