Richard Ferrand ne démissionnera pas s’il est mis en examen. – © JOEL SAGET / AFP/Archives

Il est quand même consternant de voir et d’entendre cette élite politique se plaindre du manque de confiance et du total discrédit dans lequel elle patauge tout en se permettant de nous présenter le nouveau président de l’Assemblée nationale impliqué dans une drôle d’affaire qui va certainement déboucher sur sa mise en examen et qui ne veut pas pour autant démissionner de son poste,  quoiqu’il arrive. Rappelons qu’il vient de remplacer François de Rugy qui s’est illustré quant à lui par un parjure abominable en quittant le parti socialiste pour rejoindre le mouvement d’Emmanuel Macron alors qu’il était déjà candidat aux primaires et qu’il se devait de soutenir le vainqueur, en l’occurrence Benoît Hamon. Vous comprenez maintenant un peu mieux pourquoi la France est en train de couler sous nos yeux, car elle est dirigée par des élites décadentes, des parvenus sans foi ni loi et dénués de toute morale ou éthique !


Pour Richard Ferrand, l’idée d’une démission est exclue en cas de mise en examen dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne.

Celui qui sera sans surprise élu président de l’Assemblée nationale mercredi 12 n’envisage pas de quitter son futur poste en cas d’inculpation par la justice, a-t-il confié dans une interview au journal Libération.

Richard Ferrand se justifie en expliquant qu’il est « attaché à la séparation des pouvoirs ». En conséquence, « ce serait un déséquilibre total si demain tous les parlementaires étaient mis dans la main de la seule autorité judiciaire ». Richard Ferrand estime aussi qu’il n’est, actuellement, que sous le coup de la plainte déposée par l’association Anticor, après un premier classement sans suite par le parquet des premiers éléments soulevés contre le député du Finistère.

L’élu, membre du premier cercle d’Emmanuel Macron, et éphémère ministre de la Cohésion des territoires, ne s’applique donc pas la règle décidée à l’échelle du gouvernement où toute mise en examen entraîne automatiquement la démission du ministre concerné, alors qu’aucun texte législatif n’impose une telle décision.

En 2011, les Mutuelles de Bretagne, dirigées par Richard Ferrand entre 1998 et 2012, ont loué un local propriété de la compagne de Richard Ferrand. La justice a soupçonné une prise illégale d’intérêts dans cette transaction immobilière mais a classé finalement l’affaire sans suite en octobre 2017. En janvier 2018, Anticor a déposé plainte avec constitution de partie civile, amenant le parquet national financier à […]


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