On nous explique que c’est une crise sanitaire sans précédent qui d’ailleurs est en train de détruire l’économie mondiale. On nous explique que le seul salut possible ne peut venir que de la vaccination de masse… Sauf qu’au même moment, nous avons la plus grande entreprise pharmaceutique française qui licencie 400 postes en recherche et développement ! Déjà que Sanofi est très en retard sur la fabrication du vaccin puisque la France est le seul pays de l’OCDE qui n’en a pas, on apprend aujourd’hui sa suppression de centaines de postes de recherche ! N’est-ce pas merveilleux ! Pourtant les affaires de l’industrie pharmaceutique fonctionnent très bien depuis des décennies. Comme vous pouvez le voir sur la capture écran ci-dessous, l’action en bourse de Sanofi est passée d’environ 45 € en 2011 à plus de 80 € aujourd’hui Pour une capitalisation boursière de 112 milliards d’euros en janvier 2000 !



La Commission européenne a déboursé à ce jour 2 milliards d’euros en précommande dont Sanofi-GSK (300 millions de doses) ! Il est question dans le monde de 5.4 milliards d’euros d’argent public offert à l’industrie la plus puissante et la plus riche de la planète pour mettre en place cette vaccination ! De plus, c’est l’hôpital public qui gère cet essai clinique grandeur nature sans oublier que les laboratoires se sont libérés de toute responsabilité pénale quant aux effets secondaires quels qu’ils soient ! Faut-il ajouter à cela la grande opacité de ces contrats qui démontrent à quel point tout ceci est très malsain.

C’est dans ces conditions que nous apprenons donc que Sanofi supprime des centaines de postes en recherche et développement ce qui démontre à quel point ils sont totalement déconnectés du réel. C’est d’autant plus grave que le secteur public n’arrive plus à découvrir quoi que ce soit ni à financer une quelconque recherche puisqu’il a tout abandonné au privé.


Une décision révélée par France Inter que la CGT juge « inacceptable », d’autant plus que l’entreprise est en retard dans la course au vaccin contre le Covid-19.

Le groupe pharmaceutique Sanofi veut supprimer 400 postes dans la branche recherche et développement de son secteur pharmaceutique, affirme lundi 18 janvier France Inter de sources syndicales. Ces postes sont inclus dans le millier de suppressions de postes qui avaient été annoncés l’été dernier, d’après les syndicats. La direction refuse de confirmer ce chiffre.

« Les propos même du directeur général étaient formels : 400 suppressions de poste dans la R&D pharmaceutique en France, ce n’est pas acceptable », dénonce Thierry Bodin, délégué CGT-Sanofi. Ces suppressions de postes l’inquiètent d’autant plus que l’entreprise est en retard dans la course mondiale au vaccin contre le Covid-19« Les pertes d’expertises qu’on a eues ces dernières années on les paie cash », estime Thierry Bodin.

Un appel à la grève lancé pour mardi

La CGT a lancé un appel à débrayer mardi 19 janvier pour protester contre ce plan de suppressions mais aussi pour réclamer une hausse des salaires. « Au mois de mars-avril la direction de Sanofi vantait l’investissement…