Libor-scandale


Qui a parlé de complot ou de je ne sais quelle machination occulte qui dirigerait le monde ? Ce sont juste des banksters ultra puissants qui manipulent absolument tout et faussent ainsi toute l’activité commerciale et humaine puisqu’il est question du travail des peuples. On remarque dans ces condamnations que seuls quelques pauvres bougres sont condamnés à de la prison, mais jamais les maisons mères, les banksters au dessus d’eux ! Curieux non ?! Elles sont pourtant responsables et source de ces manipulations et vous arriverez difficilement à faire croire que les bénéfices de ces manipulations étaient réservés à ces seuls lampistes…

Rappelons que ces clowns des autorités britanniques font semblant de s’inquiéter pour le Libor mais ne font rien pour la cotation de l’or qui est réalisée de manière totalement occulte et unilatérale et toujours à Londres !


LONDRES (Reuters) – Quatre anciens traders de Barclays ont été condamnés jeudi à des peines allant de 33 mois à six ans et demi de prison par un juge londonien, pour s’être entendus dans une affaire de manipulation du taux de référence interbancaire Libor.

Jay Merchant, 45 ans, né à Calcutta, le plus agé des hommes à avoir comparu devant un jury dans cette affaire, a été condamné à six ans et demi de prison. L’ancien trader en produits dérivés à New York a été jugé coupable à l’unanimité début juillet à l’issue d’un procès qui a duré dix semaines devant la juridiction londonienne de Southwark Crown Court.

Alex Pabon, Américain de 38 ans, a été condamné à deux ans et neuf mois, et Jonathan Mathew, Britannique 35 ans, a écopé de quatre ans. Les deux ont été reconnus coupables à la majorité.

Peter Johnson, 61 ans, ancien patron de Jonathan Mathew, qui a travaillé chez Barclays pendant 35 ans, a été condamné à quatre ans de prison. Il avait plaidé coupable en octobre 2014 et n’a pas dû comparaître au procès.

Le juge Anthony Leonard a indiqué que les condamnés effectueraient la moitié de leur peine en prison, avant d’être relâchés sous condition.

« Ce que cette affaire a montré est l’absence de l’intégrité qui devrait caractériser l’activité de banquier », a-t-il dit.

Ce jugement a lieu quatre ans après que Barclays a été la première des 11banques et courtiers de premier plan à recevoir de lourdes amendes pour leur rôle dans le scandale de manipulation du Libor. Cela a débouché sur la démission de son directeur général, Bob Diamond, sur la refonte des règles de fixation du Libor et sur une enquête pénale.

(Kirstin Ridley, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Bertrand Boucey)


Libor : la chronologie des événements

Quatre ex-banquiers de Barclays ont été condamnés jeudi à des peines de prison pour avoir manipulé le Libor. Voici quelques-unes des dates clés de ce scandale financier.

2005 : à partir de cette date et jusqu’en 2009, les traders de la banque britannique Barclays procèdent à 257 manipulations du taux interbancaire londonien, le Libor, et de son équivalent européen (l’Euribor), selon un rapport (de 2012) du gendarme britannique des marchés.

Avril 2008 : le Wall Street Journal publie une enquête mentionnant des doutes importants sur la véracité des déclarations du panel chargé d’élaborer le Libor.

Été 2008 : les banques centrales américaine et britannique décident officiellement de se pencher sur ce qui commence à devenir une « affaire », à la suite de mails d’avertissement, ainsi que d’appels téléphoniques, notamment de la part de responsables de Barclays. Ces derniers voulaient avertir les autorités d’actions « problématiques » de la part des autres banques…

2010 : Barclays donne des règles à suivre en interne pour éviter les collusions entre les personnes chargées de déclarer les taux au panel (les « submitters ») et ceux qui auraient intérêt à voir ces taux bouger dans un sens ou dans l’autre, les traders des marchés de produits dérivés en particulier.

2011 : Royal Bank of Scotland (RBS) licencie quatre personnes soupçonnées d’avoir participé à la manipulation des taux interbancaires.

Juillet 2012 : Bob Diamond démissionne de son poste de PDG de Barclays, qui paye 60 millions de livres sterling d’amende (et 200 millions de dollars aux États-Unis) après avoir reconnu sa culpabilité dans la manipulation du Libor. Dans la foulée, des enquêtes sont lancées contre une dizaine de banques aux Etats-Unis et l’Association des banquiers britanniques est démise de son rôle de supervision du Libor.

Décembre 2012 : trois hommes sont arrêtés à Londres par l’autorité britannique de lutte contre la fraude dans le cadre de l’enquête sur le Libor. La banque suisse UBS paie 1,2 milliard de dollars d’amende aux Etats-Unis, 160 millions de livres au Royaume-Uni et 59 millions de francs suisses aux autorités helvètes.

Décembre 2013 : l’Union européenne condamne huit banques à 1,7 milliard d’euros d’amende pour s’être entendues sur la manipulation des taux Libor et Euribor. Une amende historique en Europe.

Avril 2015 : Deutsche Bank débourse 2,5 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) pour régler les poursuites sur la manipulation du Libor sur les marchés britannique et américain.

3 août 2015 : Tom Hayes, ancien trader d’UBS et de Citigroup, est condamné à 14 ans de prison à Londres. Cette peine sera ramenée à 11 ans en appel.

Janvier 2016 : six financiers soupçonnés d’être des complices de Tom Hayes sont acquittés faute de preuve.

Mai 2016 : un ancien trader de Deutsche Bank reconnaît avoir manipulé le Libor. Ses aveux conduisent à l’inculpation de deux autres anciens collègues le 2 juin par les autorités américaines.