On comprend beaucoup mieux maintenant pourquoi le Figaro passe son temps à faire des unes sur l’islam et la femme voilée ! Ce qui est insupportable, c’est d’écouter le discours des dirigeants de ces grands médias qui font la pluie et le beau temps en France nous expliquer que les musulmans sont des arriérés et des pervers sexuels et que c’est pour cette raison qu’ils couvrent et voilent leurs femmes, car incapables de réfréner leurs pulsions, contrairement à eux, nettement plus civilisés, sachant se comporter de manière digne envers de très belles femmes, même en tenues sexy.

Mais la réalité est tout autre, car dans les faits, les différents scandales #BalanceTonPorc, #MeToo démontrent que les prédateurs sexuels sont très nombreux notamment dans les hiérarchies de ces médias et que les femmes agressées sexuellement se comptent par milliers ! C’est à croire qu’ils ne pensent qu’à ça, à longueur de journées ; ils ne font que penser et parler sexe. Il est d’ailleurs inquiétant de constater que 90% de la publicité n’existeraient plus sans le support de femmes dénudées. Idem pour les sketches des humoristes ou pour les films…


Selon « Libération », la journaliste a saisi la référente chargée de recueillir la parole des victimes de violences sexistes.

Sans suite pour l’instant.

Comme le rappelle ce jeudi 18 avril le service Checknews de « Libération », la même rubrique avait publié, le mois dernier, une enquête intitulée « Sexisme, violences sexuelles : non, “le Figaro” n’est pas épargné ». Et les journalistes de souligner que, parmi les faits les plus graves dénoncés, « deux cas relevaient de l’agression sexuelle ».

Une journaliste a depuis décidé de sortir du silence. Toujours selon la même source, elle a saisi la personne référente, nommée tout récemment, en charge de recueillir la parole des femmes victimes de violences sexistes dans l’entreprise.

« Il a essayé de m’embrasser de force »

Quels faits dénonce cette personne ? Ils remontent à plusieurs années. Elle accuse un des plus hauts responsables du journal de l’avoir « plaquée contre la paroi d’un ascenseur du journal avant d’essayer de l’embrasser de force ».

Que dit aussi l’article de Checknews ? La victime a saisi la référente il y a « près d’un mois ». Depuis, rien. Le haut responsable n’a pas été convoqué par la direction, écrit le journal, qui ajoute « qu’aucune enquête interne n’a été ouverte ».

Dans sa première enquête, le service de factchecking de « Libé » citait déjà la journaliste, en CDI lors des faits et toujours en poste :

« Il m’a dit que mon rouge à lèvres l’excitait, et il m’a collée contre la paroi de l’ascenseur, en essayant de m’embrasser de force. Je l’ai violemment repoussé. Je n’ai pas porté plainte, et je n’ai pas averti la direction à cause du climat sexiste qui règne au “Figaro” : j’aurais fini par être sanctionnée, d’une façon ou d’une autre. Cet homme est intouchable. » Toujours selon Checknews, quand elle s’est entretenue avec la référente, la victime a donné le nom de celui qu’elle accuse, et demandé que son nom à elle n’apparaisse pas, « par peur des conséquences ».

« Absolument au courant de rien »

Fin mars, la journaliste a revu la référente, explique encore Checknews. Cette dernière lui aurait alors indiqué que ce qu’elle lui avait dit avait été transmis à la direction…

 


Photo d’illustration : « Le Figaro », lors du lancement d’une nouvelle maquette en octobre 2005 – photo d’illustration. (DAMIEN MEYER/AFP)

L'Obs