Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de Monsieur Denis Baupin pour qu’il aille déposer plainte en diffamation alors que les témoins sont très nombreux et que l’enquête journalistique, de bonne foi, est amplement suffisante et très parlante ? Sa plainte était tellement inopportune qu’il a été condamné à verser 500 € de dommages et intérêts à chacun des prévenus pour « abus de constitution de partie civile » ! Une faillite judiciaire totale ! Reste à savoir s’il va faire appel de cette décision, il pourra ainsi aggraver son cas, car au niveau moral et médiatique c’est déjà un désastre.


Il devra verser en outre au moins 500 euros de dommages et intérêts à chacun des prévenus pour « abus de constitution de partie civile ».

La justice a donné tort à Denis Baupin dans son procès pour diffamation intenté à des femmes et des médias, vendredi 19 avril. Le tribunal correctionnel a en effet accordé la relaxe à six femmes qui l’accusent de harcèlements et violences sexuels, deux hommes témoins, ainsi qu’à deux journalistes et leurs médias – France Inter et Mediapart.

La relaxe est conforme aux conclusions de la procureure qui avait souligné, en février, la bonne foi et le travail sérieux des journalistes. Au fil des débats, d’ailleurs, le procès de la presse s’est mué en charge contre l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale. Huit femmes avaient raconté des  « SMS salaces », des « gestes déplacés » et des « agressions » : « les deux mains sur les seins », le « pied coincé dans la porte », « une caresse très douce ressentie comme une grande violence ».

Cette affaire avait été révélée il y a trois ans, constituant un signe avant-coureur de la déferlante #metoo soulevée…

 


Photo d’illustration : Denis Baupin, alors vice-président de l’Assemblée nationale, lors d’une réunion à Paris le 4 avril 2015. (BERTRAND GUAY / AFP)