On est plus dans le syndicat du crime et de la trahison que dans le syndicalisme de la lutte ouvrière contre le capital. On a tout de même un président de Force ouvrière qui a perçu en 2017 un salaire brut de plus de 100 000 € ! Consternant ! Cela fait des décennies que le syndicalisme a trahi sa mission première en acceptant l’argent du patronat – cf. scandale de l’IUMM – ce qui explique parfaitement la faillite totale de leur action et les victoires consécutives et successives du capital sur le salariat.


Selon des documents que nous avons pu consulter, Jean-Claude Mailly, ancien numéro un du syndicat, a perçu en 2017, tout compris, 100 334, 63 € bruts.

D’autres salariés ont aussi perçu des rémunérations élevées, jusqu’à 86 368 € bruts.

Dans le monde syndical la rémunération des dirigeants est un sujet ultra-sensible. On se souvient des déboires de Thierry Lepaon en 2015, et d’une des polémiques concernant le montant de son salaire de 5200 € net par mois comme nous l’avions révélé. « Une somme trop élevée pour un secrétaire général de la CGT » avait – il jugé selon ses propres aveux. « J’ai demandé à ce qu’il soit ramené à 4000 € » s’était-il justifié alors.

Selon des documents sur les rémunérations des cadres de FO en 2017, dont nous avons eu connaissance et qui ne donnent que des chiffres bruts, Jean-Claude Mailly a perçu l’an dernier un salaire annuel brut de 62 816,90 € auquel se sont ajoutées les primes de permanence, les primes vacances, les primes d’activité culturelle et sportive, la prime de fin d’année, la prime de sujétion… Soit un brut total annuel de 100 334,63 €, c’est-à-dire 8361,21 € bruts par mois.

Une prime de départ à la retraite de 22 792,37 € pour Mailly

Des salaires qu’il a continué de percevoir début 2018, selon le document que nous avons consulté et qui court de la période de janvier à la fin mai. On y apprend d’ailleurs qu’il a touché ces derniers mois une prime de départ à la retraite de 22 792,37 €. Contacté, Jean-Claude Mailly n’a pas réagi…


Catherine Gasté et Sébastien Lernould 
Le Parisien