Comment est-il possible de s’en sortir avec une peine requise aussi risible étant donné la gravité des accusations ?! Il est question ici d’énormément d’argent et de faits graves. Cette affaire judiciaire dure depuis 20 ans et a coûté énormément d’argent aux contribuables !


L’accusation a requis ce mardi une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis et de 50 000 euros d’amende contre l’ex-Premier ministre, Édouard Balladur, jugé à Paris pour des soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995, l’un des volets de la tentaculaire affaire Karachi.

À l’encontre de son ancien ministre de la Défense François Léotard, le ministère public a demandé deux ans de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende, estimant qu’il était «  beaucoup plus impliqué  » que M. Balladur dans la gestion des rétrocommissions illégales en marge de contrats d’armement.

Au terme d’un réquisitoire à deux voix de plus de deux heures prononcé en l’absence des prévenus, le procureur général François Molins a estimé que l’ancien locataire de Matignon (1993-95) avait «  nécessairement connaissance de l’origine délictueuse des fonds  » qui ont alimenté en partie son compte de campagne.

« Rien ne m’aura été épargné »

Dans cette affaire vieille de plus de vingt-cinq ans, Édouard Balladur, aujourd’hui âgé de 91 ans, est accusé d’avoir imposé avec François Léotard un réseau d’intermédiaires «  inutiles  » et aux commissions «  exorbitantes  » sur d’importants contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan.

Selon l’accusation, une partie de l’argent était reversé sous la forme de rétrocommissions illégales sur le compte de campagne du candidat, dans une élection marquée par la guerre fratricide à droite avec Jacques Chirac.


 

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AFP

2 février 2021