Joao Lourenço, l’homme du « miracle économique » angolais – GETTY IMAGES

Voilà ce qui peut s’appeler une escroquerie, à plusieurs titres, au moins deux. Premièrement, on n’a jamais vu un pays s’en sortir grâce à l’aide du FMI qui est une institution affiliée à la CIA comme l’a démontré parfaitement Monsieur John Perkins dans son excellent livre, Confessions d’un assassin économique (nouvelle édition 2015 augmentée de 15 nouveaux chapitres). Deuxièmement, comment peuvent-ils oser dire que les cours du pétrole ont chuté alors que le baril de Brent est à près de 80 $ et que le dollar n’a jamais été aussi fort puisque sa parité avec l’euro est de 1,15 alors qu’elle était de 1,6 en juillet 2008 ! En d’autres termes, sa valeur a augmenté de près de 30 % ! Rappelons également que ce prix est extrêmement élevé, comparé aux années 80 – 90 et pourtant ces pays-là arrivaient à vivre !

En conclusion, il est clairement établi qu’un pillage des ressources est en cours car l’argent existe, les milliards ont été encaissés sans qu’aucune amélioration notable n’ait été constatée sur le terrain en faveurs des populations pour la seule et unique raison qu’elles sont dirigées par des politiciens véreux, totalement corrompus et soumis aux banksters.


Face à la crise économique qui persiste, Luanda appelle le FMI à la rescousse.

L’Angola sollicite un prêt de 4,5 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI).

Une démarche qui illustre bien les difficultés économiques qui persistent dans un pays qui tire 70% de ses recettes fiscales de la vente du pétrole brut.

Les discussions entre les autorités de Luanda et l’institution financière doivent débuter en octobre indique Archer Mangueira, le ministre des Finances.

Le deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne après le Nigeria subit de plein fouet la chute du prix du baril de brut sur les marchés internationaux.

Certains analystes indiquent que l’Angola est en train de payer son manque de volonté de diversifier son économie encore tributaire du pétrole et dans une moindre mesure de la vente du diamant.

Le nouveau président angolais, Joao Lourenço, a lancé une vague de réformes, notamment structurelles, pour attirer des investissements étrangers.

Au-delà, le successeur d’Eduardo Dos Santos a décidé d’assainir les finances publiques en initiant une guerre sans merci contre la corruption.

Les résultats des différentes réformes qu’il a initiées tardent à produire leurs effets sur l’économie minée par un chômage endémique de la population.

Le Fonds monétaire international se dit « prêt à aider » l’Angola, dont il a salué dans un communiqué « les mesures importantes en […]


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