Nous avions posté il y a 1 mois une information sur l’état de santé critique de Béji Caïd Essebsi mais le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, était venu déclarer que ce n’était rien de grave et qu’il ne fallait pas diffuser de fausses informations destinées à troubler les Tunisiens. En réalité c’est lui le diffuseur de fausse nouvelle, le menteur, et il devrait être jugé pour ce délit, d’autant qu’une personne de cet âge (92 ans quand même !) ne devrait pas présider aux destinées d’un pays et, à tout le moins, ne devrait pas être malade, car sa fonction exige un certaine « alacrité » ! Mais c’est malheureusement le lot des Africains, d’être dirigés par des vieillards séniles à la solde de Paris et Washington jusqu’au jour où la révolte populaire viendra faire le ménage…


Le président tunisien Béji Caïd Essebsi, 92 ans, est décédé jeudi, a indiqué la présidence de la République sur sa page Facebook, quelques heures après son hospitalisation en soins intensifs.

La télévision nationale a arrêté ses programmes pour diffuser des versets de coran, avant d’annoncer que le président est décédé jeudi à 10H25 (09h25 GMT).

Premier président démocratiquement élu en 2014, trois ans après la chute de Zine el Abidine ben Ali, Essebsi est mort à quelques mois de la fin de son mandat présidentiel.

Son décès intervient le jour où la Tunisie célèbre la proclamation de la République en 1957, habituellement marqué par un discours du chef de l’Etat.

Ce vétéran de la politique, plus vieux chef d’Etat au monde en exercice après la reine Elizabeth II d’Angleterre, a servi aussi bien sous Habib bourguiba, premier président de la Tunisie que Zine el Abidine Ben Ali, avant d’accéder lui-même à la présidence en 2014, avec la mission paradoxale de consolider la jeune démocratie.

Il a été de nouveau hospitalisé mercredi et admis en soins intensifs à l’hôpital militaire de Tunis, a déclaré juste avant l’annonce officielle de son décès, son fils Hafedh Caïd Essebsi, également chef de file du parti présidentiel Nidaa Tounes.

La Tunisie est le seul des pays touchés par les contestations du Printemps arabe en 2011 à poursuivre sur la voie de la démocratisation.