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Il fallait oser ! On a d’un côté une élue qui a volé plus de 350.000 euros et qui reste à son poste sans même le report de sa condamnation sur son casier judiciaire et là, on a une caissière qui se fait virer pour 85 centimes ! Il faut dire que le secteur privé est plus sévère que la justice publique ;  du coup, une idée nous vient subitement à l’esprit et qui risque de changer la donne : faire juger les politiques par une justice privée. Quand on sait que ces grandes enseignes ne respectent aucune loi et qu’elles pratiquent l’évasion fiscale, une telle mesure devient encore plus insupportable…


Une caissière d’Auchan a été licenciée pour avoir « intentionnellement fraudé ». D’après la CGT, il s’agirait du vol d’une boîte de sauce tomate par une cliente qui a rejeté la faute sur la caissière. La direction a alors mis à pied cette dernière pour faute grave.   

Tout est parti d’une boîte de sauce tomate. Une caissière a été licenciée de son poste au supermarché Auchan de Tourcoing, dans le Nord, pour avoir « intentionnellement fraudé » selon l’entreprise. La CGT a mis en cause ce mardi la direction d’Auchan et conteste la version livrée par l’enseigne, s’insurgeant d’une sanction au regard du préjudice d’un montant de 85 centimes.

Les faits reprochés à cette employée de 41 ans préposée aux caisses-minute, révélés par le quotidien La Voix du Nord, remontent au 9 juillet lors du passage en caisse d’une cliente. Selon Habib Hamdoud, délégué syndical CGT à Auchan City, cette cliente aurait alors « volé » une boîte de sauce tomate, d’un montant de 0,85 euro, avant d’être interpellée par le personnel de sécurité à la sortie de ce magasin de centre-ville. « Cette cliente a tout mis sur le dos » de l’employée, qui a été mise à pied à titre conservatoire pour faute grave, selon ce responsable syndical, puis licenciée, ainsi que l’a confirmé un porte-parole de la direction.

Utilisation de bons de réductions « non appropriée » selon la direction

Ce dernier affirme au contraire que l’employée s’est livrée « à une série de manipulations frauduleuses, comme l’utilisation non appropriée de bons de réduction, l’annulation de paiement de certains produits et le non-enregistrement d’autres ». Selon la direction, ce n’est pas une éventuelle erreur de caisse – « il y en a tous les jours » – mais bien le fait qu’elle ait « intentionnellement fraudé » qui justifierait le licenciement. La direction ne chiffre pas précisément le préjudice financier, évoquant seulement « quelques euros ». Elle ne « spécule pas » non plus sur une éventuelle complicité.

La CGT, de son côté, souligne que l’employée, mère de trois enfants et syndiquée CGT, n’a « aucun antécédent », n’a « jamais été en arrêt maladie » et qu’elle ne pouvait avoir « l’œil sur toutes les caisses ». « Je ne vois pas l’intérêt pour une hôtesse de risquer de perdre son boulot pour une […]

Metronews