C’est une catastrophe sanitaire car il est question de 7500 décès supplémentaires, des patients gravement malades qui ont été abandonnés par le système de soins car il a été détruit par les élites politiques malgré 200 milliards d’euros annuels de budget !


Selon cette étude, la première vague de Covid-19 du printemps, qui a entraîné des retards et des décalages de traitement pour les patients atteints de cancers, se traduira par un excès de mortalité.

Les retards de diagnostic et de traitements des cancers, liés à la première vague de coronavirus, pourraient se traduire par un excès de mortalité par cancers de 2 à 5%, cinq ans après le début de la prise en charge, selon une étude française rendue publique le vendredi 18 septembre. Ce sont les retards et décalages de venue des patients qui ont le plus de conséquences, montre la recherche présentée par la statisticienne Aurélie Bardet de l’institut Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne).

Ces retards pourraient se traduire par une augmentation « a minima de 2% des décès par cancer », cinq ans après le diagnostic. Une surmortalité qui toucherait principalement les cancers du foie, les sarcomes et les cancers de la tête et du cou. Cette recherche est basée sur un modèle mathématique qui a permis de faire une évaluation des effets de la pandémie Covid-19 sur l’organisation des soins en cancérologie et les conséquences sur le pronostic, compte tenu des décalages liés au confinement.


Photo d’illustration : un patient passe un IRM, le 5 juin 2019, à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne). (STÉPHANE DE SAKUTIN / AFP)