On vous a vendu la voiture électrique comme l’échappatoire parfaite à la taxe sur l’essence et son prix prohibitif. Sans oublier le fait de devoir sauver la planète, le réchauffement blabla… Pourtant, cette promesse pourrait bientôt voler en éclats. La VE sera plus cher à l’utilisation que son ancêtre à essence, ce n’est qu’une question de temps et d’explosion de taxes.
Selon les projections du Trésor, l’électrification du parc automobile va priver l’État de recettes. La facture atteindrait 13 milliards d’euros chaque année d’ici 2035, rien que pour les carburants. Cette manne, c’est la TICPE. Elle rapporte aujourd’hui entre 30 et 39 milliards d’euros par an, soit près de 10% des recettes fiscales nettes. Sans carburant à taxer, elle s’évapore mécaniquement. Bien entendu, quand les incompétents qui nous gouvernent ont pensé au changement du parc auto, ils n’ont pas pensé à cette baisse de recettes !
Les enjeux fiscaux autour de la voiture électrique sont de plus en plus préoccupants
Bercy doit donc trouver un substitut. Le Royaume-Uni, lui, a déjà tranché. Dès avril 2028, chaque automobiliste électrique paiera une redevance kilométrique, l’eVED. Comptez environ 264 euros par an pour 12 000 kilomètres. La France, en revanche, n’a rien décidé officiellement. L’idée circule dans les couloirs de Bercy, portée par l’urgence budgétaire, mais aucun texte n’existe à ce jour. Donc ce n’est qu’une question de mois.
Voilà pourtant la contradiction qui dérange. On pousse à l’achat en vantant l’absence de taxe à la pompe. Puis, une fois le marché converti, une nouvelle facture pourrait réapparaître ailleurs. Le mécanisme n’a rien d’illégal : les thermiques paient déjà une taxe au kilomètre, cachée dans le prix du litre.
Le cas des hybrides rechargeables
Ces véhicules paieraient à la fois la taxe carburant classique et l’eVED, même à tarif réduit. Pire encore, un conducteur rechargeant exclusivement au photovoltaïque paierait exactement la même somme qu’un usager branché au réseau fossile. La distance compte, jamais l’origine de l’énergie. Un précédent inquiète particulièrement les automobilistes français : celui des autoroutes, cédées au privé en 2006 pour 16,5 milliards d’euros. Depuis, les péages ont grimpé de 80% en trente ans. Pendant ce temps, les concessionnaires engrangeaient des profits largement supérieurs aux prévisions initiales de l’État.
On a parlé longuement de cette arnaque écologique du VE qui est tout sauf propre dans le dernier livre de Salim Laïbi, Climate Terror. Ce véhicule n’est ni propre, ni économe et certainement pas pratique.
Reste une question de confiance, bien plus que de légalité. Un État qui subventionne un choix avant de le taxer autrement risque d’écorner sa crédibilité écologique et économique. Nous sommes gouvernés par des amateurs et des incompétents.
Lire Climate Terror :































