Ahhh ! Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Matthieu Valet adore jouer les shérifs de l’argent public, le chevalier blanc qui lave plus blanc que blanc. Le donneur de leçon, le moralisateur de la vie publique. Ce mois d’octobre, l’eurodéputé RN s’en prend violemment à L’Humanité. Son grief ? Une vidéo où un faux policier tente de s’infiltrer chez des lycéens. Il accuse le journal de diffuser une « Fake news » !!! Rien que ça !
Un sketch pris pour un reportage
Quelques secondes suffisaient pourtant pour comprendre la blague. Le format « POV », l’humoriste Pierre-Antoine Valade, les codes jeunes ratés : tout criait la parodie. Notre ancien commissaire, lui, y voit des fake news financées par vos impôts. Dans la foulée, il dégaine les 5,66 millions d’aides publiques du journal. Un flair remarquable pour un homme passé par la BAC de nuit.
On ne va pas remettre en cause ses compétences professionnelles pour si peu, mais en tant qu’enquêteur chevronné, en tant que « commissaire » de la police nationale, ça fait tout de même tache…
1 000 euros de bons SNCF qui font tache
Car Matthieu Valet connaît bien le sujet de l’argent mal placé. En novembre 2023, le Canard enchaîné révèle une affaire assez gênante. Chef adjoint de la BAC de nuit du Val-de-Marne, il est soupçonné d’avoir récupéré des bons d’achat SNCF. Ces bons de 200 euros revenaient pourtant à plusieurs gardiens de la paix.

Montant du pactole : près de 1 000 euros. La SNCF alerte alors le ministère de l’Intérieur. L’intéressé rembourse, puis le service de déontologie de la Préfecture de police enquête. L’issue reste inconnue à ce jour. Sept mois plus tard, Jordan Bardella l’installe tout de même sur sa liste européenne.
Le chevalier blanc d’un parti multi condamné
Le timing devient franchement comique. En juillet 2026, il y a à peine quelques semaines, la cour d’appel de Paris a condamné Marine Le Pen pour « détournement de fonds publics« , des millions d’euros. À la clé : 3 ans de prison dont un sous bracelet électronique, et 100 000 euros d’amende. Des assistants payés par l’Europe travaillaient en réalité pour le parti. Elle s’est d’ailleurs pourvue en cassation. Ils étaient nombreux des hauts cadres du RN à se faire condamner.
Malgré tout, Matthieu Valet continue de distribuer les bons et les mauvais points, sans vergogne, sans honte ! Il exige des vérifications des journalistes, sans vérifier une simple pastille humoristique. Il fustige l’argent public des autres, quand sa propre histoire de bons reste en suspens. Avant de jouer les justiciers, un petit contrôle des billets s’impose peut-être.






























