La France est clairement en train de couler telle une enclume au milieu de l’océan. Quand des professeurs d’université – de médecine !!! – se transforment en trolls en envoyant des menaces de morts à des confrères, il faut comprendre que la fin est proche.


Chef de service au CHU de Nantes, François Raffi a reconnu être l’auteur d’appels malveillants à l’encontre du professeur marseillais Didier Raoult.

Le professeur François Raffi, chef de service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Nantes, a reconnu être l’auteur d’appels malveillants à l’encontre de Didier Raoult, a appris actu Nantes auprès de l’avocat du directeur de l’IHU Méditerranée, Me Brice Grazzini.

Le professeur nantais fera l’objet d’une mesure de composition pénale au tribunal judiciaire de Nantes, mercredi 20 janvier.

Didier Raoult, controversé promoteur de l’hydroxychloroquine dans le traitement de la Covid-19, avait porté plainte pour menaces de mort en mars 2020, contre X.

Comme l’avait révélé Le Canard enchaîné, « le téléphone portable à l’origine des appels malveillants faisait partie de ceux mis à la disposition des médecins du service infectiologie du CHU de Nantes ». Le service dirigé par le professeur François Raffi.

D’abord ouverte à Marseille, l’enquête avait donc été transmise aux magistrats de Loire-Atlantique.

Une deuxième plainte déposée en décembre

Fâché par la « lenteur » du procureur de Nantes, Didier Raoult avait annoncé début décembre porter plainte pour menaces contre François Raffi, avec constitution de partie civile. Une manière de réclamer l’ouverture d’une enquête menée par un juge d’instruction.

Contactés, ni le parquet de Nantes, ni François Raffi, n’ont répondu à nos sollicitations pour le moment.

D’après Ouest-Francele chef du service infectiologie du CHU de Nantes a admis avoir insulté son confrère, mais a nié avoir proféré des menaces de mort.


Photo d’illustration : François Raffi, chef du service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Nantes. (©PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP)

Julien Sureau

Actu Nantes

11 janvier 2021