Il serait urgent que le peuple commence à comprendre à quel point des géants comme Amazon – les GAFAM en général – sont dangereux. Ces licenciements en sont la preuve vu leur mépris du droit de manifester et de faire grève.


Selon les lettres de « licenciement pour faute grave » publiées par « Le Parisien », les employés du géant américain auraient fait preuve d’un « comportement en opposition totale aux valeurs de l’entreprise ».

Amazon a envoyé « une dizaine de notifications » de licenciements à des salariés de plusieurs sites français, révèle Le Parisien, lundi 4 février. Motif ? Ils ont exprimé, sur les réseaux sociaux, une forme de soutien aux « gilets jaunes ». « Ces personnes ont été licenciées car elles n’ont pas respecté leurs obligations contractuelles », explique un porte-parole d’Amazon au Parisien. Le syndicat CGT demande leur réintégration et estime que leur licenciement a pour objectif « d’en faire des cas exemplaires et dissuader les autres d’agir ».

Licenciés pour faute grave

Le Parisien publie des extraits des lettres de « licenciement pour faute grave » adressées aux salariés par Amazon. Il y est écrit que les employés ont fait preuve d’un « comportement en opposition totale aux valeurs de l’entreprise » et tenu des propos « d’une singulière gravité », qui constituent un « manquement grave à votre obligation de loyauté ». Le Parisien cite l’exemple d’un employé qui aurait donné rendez-vous à des collègues « devant la porte de son lieu de travail pour partir bloquer un entrepôt voisin, à Lesquin », dans le Nord. Un autre aurait lancé : « Il faut du renfort et des palettes, les amis ! »

Fin janvier, France Bleu évoquait déjà le cas d’un salarié d’Amazon à Montélimar (Drôme), licencié pour avoir écrit sur Facebook : « Bravo à tous pour le blocage d’Amazon. Qu’est-ce que j’étais content d’être bloqué en sortant du boulot ! Franchement vous gérez, les gens, ne lâchez rien, un seul mot d’ordre, vendredi va être un Black Out Friday. Je me joins à vous quand je ne travaille pas. Bloquez tout. » Deux débrayages ont été organisés en soutien à ce salarié, sur le site de Montélimar.

Photo d’illustration : Des « gilets jaunes » devant une plateforme logistique d’Amazon, au sud de Montélimar (Drôme), le 22 novembre 2018. (MAXPPP)