Il sont censés être les plus fins limiers du journalisme hexagonal et pourtant ces clowns du Monde ont attendu fin novembre 2020 pour comprendre que le remdesivir de Gilead était une escroquerie. On imagine que d’ici 8 autres mois ils comprendront que l’hydroxychloroquine était efficace contre le SARS-CoV-2 ! 8 autres mois pour affirmer que les masques étaient inutiles et que les tests PCR trop sensibles avec 95% de faux positifs.


Un contrat a été passé avec la Commission, alors même que le laboratoire Gilead connaissait les résultats négatifs d’un essai clinique de l’OMS.

La France est le seul pays à ne pas avoir passé commande.

Comment en est-on arrivé à acheter partout sur la planète, à prix d’or, un médicament contre le Covid-19 dont l’efficacité n’est pas avérée ? C’est l’histoire du remdésivir, une molécule mise au point par le laboratoire américain Gilead, d’abord présentée comme un traitement miracle capable de perturber la réplication du virus, et finalement discréditée par un vaste essai clinique piloté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans trente pays, dont la France.

Baptisée Solidarity, cette étude, lancée en février, devait évaluer l’efficacité du remdésivir contre le SARS-CoV-2, et la comparer avec celle de trois autres molécules, dont l’hydroxychloroquine. Les résultats publiés le 15 octobre montrent que l’antiviral n’a aucun effet sur les malades. Le 20 novembre, l’OMS finit même par en déconseiller l’utilisation, soulignant « la possibilité d’importants effets secondaires », notamment sur les reins, son coût important et ses implications logistiques (il doit être administré par intraveineuse).


Photo d’illustration : une ampoule d’antiviral remdésivir du laboratoire américain Gilead, lors d’une conférence de presse, le 8 avril à Hambourg (Allemagne). ULRICH PERREY / POOL via REUTERS

(avec Chloé Aeberhardt et Chloé Hecketsweiler)

Le Monde

27 novembre 2020