Traité_lisbonne-sarkozy_2007


C’est une énième leçon de chutzpah que nous donne ce clown qui n’a pas hésité en 2007 à piétiner honteusement l’avis populaire de 2005 contre l’UE en imposant le mini traité de Lisbonne. Aujourd’hui, il veut faire le démocrate, le civilisé, en proposant non pas un  mais plusieurs referenda car il faut être grossier, il faut en faire toujours trop, aller plus loin pour que l’arnaque puisse fonctionner car comme tout le monde le sait : plus c’est gros et plus ça passe !


Invité du 20 heures de France 2, ce vendredi, le candidat a formulé les deux questions qui seraient soumises au Français s’il retournait à l’Élysée.    

Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé son intention de lancer plusieurs référendums s’il retournait à l’Élysée pour que «les Français tranchent chaque fois que cela sera nécessaire sur les questions essentielles ». Le candidat à la primaire avait ainsi prévu d’organiser une consultation sur le rétablissement du cumul des mandats et la réduction du nombre de sièges au Parlement, le soir même du second tour des législatives en juin 2017. À cette première question, il souhaite maintenant en ajouter deux autres: une sur la rétention administrative des personnes jugées dangereuses et l’autre sur la suspension du regroupement familial.

Invité du 20 heures de France 2, ce vendredi, Nicolas Sarkozy a même formulé les deux nouvelles questions qui seraient soumises au Français «Etes-vous d’accord, à l’image de ce que font les Britanniques, pour que le “ministre de la Sécurité” puisse décider de la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux?», a-t-il suggéré. «Etes-vous d’accord pour que nous supprimions, nous suspendions le droit automatique au regroupement familial tant que l’Europe ne s’est pas dotée de frontières dignes de ce nom et d’une politique européenne?», a-t-il ajouté.

« Examen approfondi »

Sur le fond, ces deux propositions ne sont pas nouvelles. Au moment de son entrée en campagne, il avait annoncé ses intentions en demandant que «les quelques centaines de personnes qui présentent des critères de dangerosité – pour leurs fréquentations, la consultation régulière de sites djihadistes, leur radicalité – fassent l’objet d’un examen approfondi et soient mises, en vertu du principe de précaution, en rétention administrative ». Dans l’esprit de l’ancien ministre de l’Intérieur, cette disposition doit compléter les mesures actuellement en place, alors que François Hollande assurait, vendredi en déplacement à Dijon, que «face au terrorisme, notre arsenal pénal est complet ».

Fin août, Nicolas Sarkozy avait par ailleurs annoncé que, revenu au pouvoir, il suspendrait le regroupement familial «tant qu’il n’y aura pas en Europe une authentique et réelle politique migratoire commune et de frontières européennes protégées », tant que les traités européens instaurant l’espace Schengen ne seraient pas modifiés.

En annonçant son intention de soumettre ces questions à référendum, quelques jours avant le débat qui doit l’opposer à ses concurrents, Nicolas Sarkozy souhaite choisir sur quel champ de bataille la confrontation aura lieu. Il n’ignore pas que, sur ces deux thèmes, certains candidats sont plus que réservés, à commencer par Alain Juppé, son concurrent numéro un.

« Guantanamo à la française »

Le maire de Bordeaux a déjà mis en garde contre la constitution d’un «Guantanamo à la française où l’on enfermerait sans jugement des milliers de personnes, pour une durée indéterminée, et sur simple soupçon ». Il a également expliqué qu’il n’est «pas humain » de suspendre le regroupement familial sans prendre en considération le dossier des requérants. Enfin, l’ancien premier ministre n’est absolument pas convaincu de l’opportunité d’organiser des référendums un mois après la présidentielle.

Chez les autres candidats, la rétention administrative n’est pas beaucoup mieux perçue. C’est «impraticable à grande échelle » selon François Fillon, «une pente qui est extrêmement glissante » pour Nathalie Kosciusko-Morizet. Quant à Jean-Frédéric Poisson, il brocarde ceux qui font de la «logique sécuritaire » l’alpha et l’oméga de la lutte contre le terrorisme.

À l’inverse, Bruno Le Maire plaide, à la manière de Nicolas Sarkozy, pour une «justice d’exception » contre le terrorisme, en affirmant que «la prison préventive doit devenir la règle ». Jean-François Copé, lui, défend une formule proche : «La rétention antiterroriste préalable de 150 jours, sur […]

Jean-Baptiste Garat —  Le Figaro.