La France doit être le seul pays au monde où un délinquant peut être condamné 27 fois par la justice pour des faits plus ou moins graves, voire très graves, et passer si peu de temps en prison ! C’est certainement le seul pays au monde – à vérifier – qui soit incapable à ce point de protéger sa société des éléments les plus nuisibles de par leur sauvagerie et leur violence. Alors que les politiciens opportunistes vont essayer de revenir sur le fameux fichier S en expliquant qu’il faille tous les mettre en prison, sachant que pour la plupart, ils n’ont absolument rien commis d’illégal, il serait plus judicieux et plus utile de punir sévèrement les personnes qui ont été jugées pour vol avec violence, braquage, extorsion, tentative d’assassinat… Malheureusement nous vivons dans une société française totalement décadente et dégénérée dans laquelle les élites politiques, au lieu de chercher des solutions réelles, ne font que surfer sur l’actualité afin d’espérer engranger de nouveaux électeurs…


Le tireur a été identifié et il est activement recherché. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. À minuit, les habitants étaient encore invités à rester chez eux.

Des coups de feux ont été tirés dans plusieurs rues, près du marché de Noël de Strasbourg, mardi 11 décembre. Au moins trois personnes sont mortes dans cette fusillade, tandis que 13 personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire de la préfecture du Bas-Rhin, diffusé mercredi à 8 heures. Le tireur, qui a été identifié, est toujours recherché. Le centre-ville a été bouclé. Franceinfo résume ce que l’on sait, pour l’instant, des faits, dont la section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie.

Que s’est-il passé ?

« Vers 20 heures, un individu armé est rentré dans le périmètre du marché de Noël par le pont du Corbeau en se dirigeant vers la rue des Orfèvres », relate la préfecture du Bas-Rhin. « La fusillade a eu lieu dans plusieurs rues », a déclaré sur France Bleu Alsace Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, adjoint de la commune de Strasbourg. « Le marché de Noël était fermé, ce sont des passants qui ont été touchés », a-t-il ajouté.

Entre 20h20 et 21 heures, le tireur s’est ensuite « confronté par deux fois à nos forces de sécurité avec systématiquement des échanges de tirs », a détaillé Christophe Castaner. Il a pris la fuite, après avoir blessé un militaire de l’opération Sentinelle, indique France 3.

« J’étais dans le magasin de mon amie et on a entendu des coups de feu », témoigne sur franceinfo Valentin, qui se trouvait dans un magasin près de la cathédrale de Strasbourg. Élise, elle, était à table avec des amis quand elle a commencé à voir « beaucoup de personnes courir dans la rue »« On se demandait ce qui se passait et on a entendu des coups de feu. C’était plus des détonations qu’autre chose en fait », explique-t-elle. Le conseiller de la présidente du Haut-Rhin, Pierre Jacubowitz, était également présent dans le centre-ville de Strasbourg quand les coups de feu ont commencé : « Des policiers nous ont crié qu’il fallait se réfugier au plus vite. On entendait les cris dans la rue, les sirènes, on entendait les gens courir. »

Combien y a-t-il de victimes ?

Au moins trois personnes sont mortes et 13 ont été blessées, dont huit sont dans un état grave, selon le dernier bilan dévoilé par la préfecture du Bas-Rhin, mercredi à 8 heures du matin. Un peu plus tôt, le maire de Strasbourg, Roland Ries, avait annoncé que quatre personnes avaient été tuées dans la fusillade, mais ce bilan a rapidement été contesté par la préfecture. Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux, c’est-à-dire que les médecins sont mobilisés, a confirmé le CHU de Strasbourg.

Un point de regroupement des victimes est installé place Kléber. Une cellule médico-psychologique a été ouverte place Gutenberg, dans les locaux de la Chambre de commerce et de l’industrie. « Les personnes toujours présentes dans le secteur sont acheminées de manière sécurisée par les forces de l’ordre », précise la préfecture du Bas-Rhin.

Que sait-on du tireur ?

Le suspect est un homme âgé de 29 ans, né à Strasbourg et qui y habitait encore. Armé d’un couteau et d’une arme de poing selon France 3, il est toujours activement recherché. Au cours de sa fuite, il a braqué un chauffeur de taxi, qui est sain et sauf, a appris franceinfo de source policière, et s’est fait déposer dans un autre quartier de la ville. L’antenne du Raid de Strasbourg est à sa recherche.

« C’est un homme très défavorablement connu, pour des faits de droit commun pour lesquels il a déjà fait l’objet de condamnations en France et en Allemange et pour lesquels il a purgé ses peines », a résumé Christophe Castaner lors de son point presse.

La préfecture du Bas-Rhin a précisé qu’il était fiché S pour radicalisation islamiste. Il était recherché pour un braquage et une tentative d’homicide en août, a indiqué une source policière à France 3. Une perquisition a eu lieu mardi matin à son domicile, perquisition commune aux services de gendarmerie et aux renseignements, a appris France 3 de source proche du dossier. Des grenades ont été retrouvées sur les lieux, a appris franceinfo.

Quelles sont les consignes de sécurité pour les habitants ?

La police a fait évacuer le centre-ville et a confiné les habitants dans le quartier. C’était le cas des parlementaires européens, mais aussi des spectateurs qui étaient venus voir un match de basket au Rhénus, la grande salle de Strasbourg. « On a interdiction de sortir de la salle, les gens de la sécurité bloquent les sorties », explique Arnaud Baur, un spectateur contacté par téléphone par franceinfo en milieu de soirée.

Vers 1h30 mercredi, les personnes confinées dans les restaurants et bâtiments du centre-ville ont commencé à être évacuées. « Le confinement a été levé », a confirmé Christophe Castaner lors de son point presse. Dans un tweet publié plus tôt, la police du Bas-Rhin a conseillé de quitter le centre historique par le Nord et d’éviter le quartier du Neudorf…