C’est manifestement la blague du jour, puisqu’il est question ici d’un effort qui serait réalisé par les banques afin de minimiser la hausse des prix et la chute du pouvoir d’achat. Du coup, ces dernières proposent charitablement de ne pas augmenter leurs tarifs en 2019 alors qu’il serait plus judicieux de les baisser, étant donné que les frais bancaires français sont parmi les plus élevés au monde. De surcroît, il est culotté et insultant de tenter de nous faire accroire que les banques participeraient à un effort collectif alors que c’est l’inverse qui s’est produit en 2008 avec les milliers de milliards d’euros d’argent public injectés dans leur trésorerie pour les sauver de la ruine et du naufrage ! Elles sont logiquement redevables éternellement aux peuples. Pour finir, il ne faut pas s’y tromper, les banksters ont été contraints de venir faire ces propositions car de nombreuses enseignes ont été cassées et de nombreux distributeurs automatiques de billets détruits !


Les représentants des banques se sont engagés au cours d’une réunion à l’Élysée avec Emmanuel Macron mardi.

Toutes les hausses de tarifs bancaires prévues en 2019 sont annulées, a appris franceinfo mardi 11 décembre. Cette décision a été prise à l’issue de la réunion entre Emmanuel Macron et les représentants des banques à l’Élysée, afin de les inciter à participer à « l’effort collectif », en pleine mobilisation des « gilets jaunes ». Cette mesure concerne toutes les banques. « Un engagement pris par les banques sur demande d’Emmanuel Macron » précise le journaliste de franceinfo sur place.

Les banques s’engagent aussi à plafonner à 25 euros par mois les frais d’incidents bancaires pour les 3,6 millions de ménages jugés en difficulté par la Banque de France car régulièrement à découvert.

L’ensemble de ces engagements représentent « 500 à 600 millions de pouvoir d’achat redistribués au bénéfice des Français », précise l’Élysée.

Accompagnement des artisans, commerçants et PME 

En outre, le président de la République a demandé aux représentants des banques d’assurer « un accompagnement des artisans, commerçants et des petites entreprises qui sont le plus durement touchés par la crise actuelle, les blocages et les dégradations ».

Mercredi, Emmanuel Macron doit réunir les représentants des grandes entreprises afin de voir dans quelle mesure ils peuvent, eux aussi, contribuer à « l’effort collectif ».