C’est un scandale sanitaire d’une extrême gravité et qui pourtant ne fait pas la une des plateaux télé d’information continue ! Comment est il possible de maîtriser un tel flux de dépouilles mortelles ? Comment ont-ils osé réaliser un business avec les organes ? Qui a profité de l’argent ? Pourquoi les chambres froides sont-elles en panne ? Comment les responsables peuvent-ils se résoudre à voir des souris dévorer les corps sans même réagir ? Ce scandale ne peut que décourager les personnes de bonne volonté désireuses d’offrir leur corps à la science.

C’est juste une honte !


Ils restent sous le choc. Plusieurs mois après les révélations sur la conservation des dépouilles à l’université Descartes, les proches se réunissent en association et dénoncent un silence assourdissant. Témoignage.



Résumé :

En novembre 2019, L’Express révèle que le Centre du don des corps (CDC), le plus grand centre d’anatomie européen depuis 1953, était en réalité un véritable charnier. Les corps, censés être utiles aux travaux anatomiques, étaient gardés dans des conditions déplorables : empilés dans des chambres froides en panne, emballés dans des sacs-poubelles, ou rongés par des souris. Des organes étaient même vendus discrètement à des laboratoires ou à des industriels, par exemple pour servir à des crash-tests.


Photo d’illustration : les proches de personnes ayant fait don de leur corps à la science sont effondrés, scandalisés, depuis les révélations sur les conditions dans lesquelles ils étaient conservés par la faculté de médecine Paris-Descartes.  LP/Arnaud Journois

Le Parisien 

1er juillet 2020