Image d’illustration Photo Eric Estrade

Cette situation illustre parfaitement la folie dans laquelle nous sommes enchaînés. Premièrement, Coca-Cola sait parfaitement que le sucre est addictif, autant, sinon plus que la cocaïne. Ils ne vont donc pas baisser la quantité de sucre dans leur poison et vont le vendre même plus cher maintenant que leurs clients sont drogués et qu’ils ne peuvent plus s’en passer. Deuxièmement, on constate encore une fois l’absence d’autorité de l’État, l’absence de volonté de préserver la santé publique, sachant que si le sucre est dangereux il ne faut pas le taxer mais en restreindre la consommation, comme pour la cigarette d’ailleurs. En réalité, l’État va préférer juste taxer un poison qui tue quotidiennement un nombre effrayant de Français avec un résultat sur la santé publique catastrophique !


Pour répliquer à la taxe soda sans changer sa recette ni augmenter le prix pour le consommateur, Coca-Cola a réduit la taille de ses bouteilles et réalisé un petit bénéfice au passage…

Entrée en vigueur en 2012, la taxe soda a été renforcée au 1er juillet 2018. Fixe pendant près de six ans, elle est désormais indexée sur le taux de sucre contenu dans les boissons. Pour faire passer la hausse des prix induite – une dizaine de centimes, selon Libération -, la marque a réduit la taille de ses bouteilles en les vendant au même prix.

Une méthode plus connue sous le terme « downsizing ». Résultat : les bouteilles de 2 litres et 1,5 litre ont en effet connu une petite cure d’amaigrissement en étant remplacées par des bouteilles de 1,75 et 1,25 litre.

« La cohabitation en est presque gênante. Depuis quelques jours, les nouveaux formats de Coca-Cola sont implantés aux côtés des anciens. Avec des écarts de prix au litre qui interpellent », détaillait à la mi-juillet le site spécialisé Rayon-Boissons. Certains de ses concurrents, comme Lipton ou Breizh Cola, ont cependant fait l’effort de diminuer la part de sucre présente dans leur boisson.

« Un effet d’opportunité » 

Le renforcement de la taxe soda n’est pas la seule raison pouvant expliquer ce changement d’emballage. « La bouteille de 1,5 litre était autour de 1,40 euro. Celle de 1,25 litre est aujourd’hui entre 1,4 et 1,49 euro. Si on regarde le prix au litre, il a progressé de 20% environ. Pour moitié due à la taxe soda, pour moitié à un effet d’opportunité », a expliqué à Libération Olivier Dauvers, expert de la grande distribution.

Questionnée par BFM TV, Coca Cola a fait valoir que les prix de revente de ses produits sont fixés par les supermarchés eux-mêmes. Quant à ces changements de taille ? Ils répondent à « l’évolution des attentes des consommateurs ».

Alors que la marque américaine a pâti ces dernières années des changements d’habitude de consommation défavorables aux boissons sucrées, la société est parvenue à faire progresser ses ventes en volume de 3% au premier trimestre (+4% pour les sodas, +3% pour les jus, les produits laitiers et à base de plantes, +1% pour les eaux et boissons sportives, +5% pour les thés et cafés).

L’entreprise impute en […]


Nice Matin / AFP