Donc on est en train de nous expliquer que la Tunisie a instauré un couvre-feu nocturne et que la situation est catastrophique pour 512 morts en sept mois de pandémie ! Est-ce sérieux ? Un pays si jeune ne peut pas être menacé par une maladie qui tue des patients dont la moyenne d’âge est de 80 ans, voire plus. Là encore, tout ceci n’a aucun rapport avec le monde réel, ces décisions politiques et sanitaires sont absurdes car leurs conséquences sont dramatiques pour l’économie.


La Tunisie qui avait quasiment circonscrit la pandémie fin juin, rouvert les frontières et levé la plupart des mesures de prévention au début de l’été, voit le nombre de cas de coronavirus remonter.

Les chiffres sont repartis à la hausse de façon alarmante. Les autorités tunisiennes ont décidé ces derniers jours de réinstaurer un couvre-feu nocturne dans de nombreuses régions à travers le pays pour tenter de limiter la propagation de l’épidémie de nouveau coronavirus, après une hausse inédite des cas ces dernières semaines. La Tunisie enregistre plus de 1 000 nouveaux cas de Covid-19 par jour, selon les données officielles, alors que les hôpitaux du pays manquent tant de moyens que d’effectifs, et peinent face à l’afflux de malades.

Eté de tous les dangers

La Tunisie, qui avait quasiment circonscrit la pandémie fin juin, avait rouvert ses frontières et levé la plupart des mesures de prévention au début de l’été. Selon le dernier bilan du ministère tunisien de la Santé, 2 234 nouvelles contaminations ont été enregistrées en 48 heures (les 11 et 12 octobre). Le nombre total des contaminations passe à 34 790 depuis le début de la crise sanitaire. Selon la même source, 34 décès ont été enregistrés durant ces 48 heures. Le total des morts passe, à la date du 12 octobre, à 512 (contre 50 fin juin). Pour tenter de ralentir la contagion, deux tiers des gouvernorats du pays ont réinstauré un couvre-feu nocturne durant 15 jours, sur tout ou partie de leur territoire.

Couvre-feu 

Un couvre-feu a été instauré début octobre dans l’ensemble des régions côtières de Sousse et de Monastir. Une semaine après, la même décision a été prise pour le grand Tunis qui comprend quatre gouvernorats et environ 10% de la population tunisienne. Des mesures similaires ont aussi été imposées à Bizerte, dans le nord de la Tunisie. Le gouvernorat de Sfax, qui a enregistré 39 décès selon la préfecture, étudie la possibilité d’un couvre-feu. Sfax est une ville d’affaires importante et l’un des principaux ports du pays.