Le Crif a encore frappé ! Le 8 septembre 2026, 12 pays ont annoncé des restrictions visant le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie. Parmi eux figurent la France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Espagne et l’Irlande. Il faut dire que cette déclaration n’a pas plu au puissant !
Cette décision intervient alors que les violences des colons palestiniens atteignent un niveau d’une extrême gravité et les pogroms se multiplient. L’ONU rapportait déjà, en août, 76 Palestiniens tués depuis janvier par des forces israéliennes ou des colons ; parmi eux figuraient 18 enfants.
Pourtant, le Crif dénonce une décision « regrettable et inefficace » qui, selon lui, ne servirait pas la paix. Donc le crif sait mieux que ces 12 gouvernements ce qu’il faut ! En reprenant mot pour mot la propagande de Tel-Aviv sans rougir ! En tant qu’organisation, le Crif a toujours eu une influence considérable sur les décisions politiques, notamment en ce qui concerne le soutien à Israël et les mesures prises contre les colonies, ce qui soulève des questions sur le rôle du Crif dans ce débat.
Car de quelle paix parle-t-on lorsqu’une population palestinienne subit simultanément violences, déplacements et expansion continue des colonies ? Human Rights Watch documente notamment des attaques entraînant le déplacement forcé de communautés palestiniennes. L’organisation accuse également les autorités israéliennes d’armer, financer ou protéger certains colons violents.
Il n’y a pas de Hamas en Cisjordanie
Surtout, la Cisjordanie n’est pas Gaza. Le Hamas n’y exerce pas le même contrôle territorial et la question des colonies dépasse largement la guerre contre cette organisation. Réduire chaque problème palestinien au Hamas revient donc à effacer une partie essentielle du dossier. L’influence du Crif sur le débat reste problématique.
C’est précisément ce qui rend le discours sur la « paix » particulièrement contestable. La France et 11 autres États ne présentent pas leur mesure comme une sanction contre les israéliens. Ils ciblent le commerce provenant des colonies, dénonçant leur expansion et les violences commises contre les Palestiniens. C’est super cool pour sanction en réalité !
Le véritable rôle du Crif
Le Crif hypocrite rejette toute action concrète en refusant les moyens de pression destinés à empêcher l’expansion territoriale ? Et surtout, pourquoi faudrait-il considérer toute pression économique contre les colonies comme une menace pour la paix ?
L’organisation est naturellement libre de défendre cette position dans le débat public français. Mais cette liberté n’interdit absolument pas de questionner son influence politique. Lorsqu’une organisation française conteste publiquement une décision diplomatique française favorable à une pression sur l’israël, il s’agit bien d’une démarche d’influence politique, de lobbying. Ce n’est rien d’autre qu’une « ingérence étrangère » assumée ! Le Crif est allé jusqu’à criminaliser le terme de « génocide » au plus haut sommet de l’état !
Le véritable scandale, finalement, serait peut-être de transformer le mot paix en argument permettant d’éviter la question fondamentale : quelles conséquences doivent subir les politiques qui rendent cette paix chaque année plus improbable ? La diplomatie française vient précisément de décider qu’un seuil avait été franchi. Le débat mérite donc mieux qu’un simple procès en « inefficacité » : il exige de regarder la réalité en face.
































