Nous avons ici une des causes les plus urgentes à défendre, intéressant absolument tout le monde et qui pourtant ne mobilise aucun responsable politique, bien au contraire. L’industrie continue de mentir en expliquant que le plastique est renouvelable à l’infini grâce au recyclage, alors que c’est totalement faux, sachant qu’à partir du troisième cycle, le plastique n’est plus utilisable. Même la production biologique utilise des quantités astronomiques de plastique. Ne parlons pas de l’industrie qui ne peut plus s’en passer alors qu’aucune loi ne les y oblige. Le gouvernement va pourtant presser les automobilistes avec des taxes extraordinairement élevées sur les carburants en expliquant que c’est pour financer la transition écologique ! Cette hypocrisie n’est qu’une manipulation supplémentaire afin de vider les poches des Français, car elle n’a aucun sens et ne s’appuie sur aucune logique. Quel est l’intérêt d’augmenter le prix de l’essence puisque les gens vont continuer à aller au travail et donc polluer. Augmenter le prix du gasoil tout en laissant les plastiques polluer nos rivières, les mers et les océans pour se retrouver dans nos intestins et causer des cancers mortels en constante augmentation, n’a aucun sens et ne fait qu’obéir à une course aux gains   !


De nouvelles recherches présentées le 22 octobre lors de la 26ème édition du congrès de l’Union européenne de gastro-entérologie qui se tient actuellement à Vienne ont montré que des chercheurs avaient détecté des microplastiques dans des excréments humains, et ce pour la première fois.

Cette petite étude pilote au protocole unique en son genre a été menée par des chercheurs de l’Université médicale de Vienne et de l’Agence de l’environnement autrichienne sur huit participants venant chacun d’un pays différent : Finlande, Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne, Russie, Royaume-Uni et Autriche.

Les participants devaient noter une semaine durant tout ce qu’ils consommaient avant de fournir des échantillons de leurs excréments pour que l’agence autrichienne les analyse.

Après analyse des selles, menée grâce à une nouvelle procédure analytique, les chercheurs ont trouvé que tous les échantillons contenaient des microplastiques, des particules de plastique de moins de 5mm.

Ils ont trouvé jusqu’à neuf types différents de plastiques, mesurant entre 50 et 500 microns. Les scientifiques ont trouvé en moyenne 20 particules microplastiques pour 10 grammes d’excréments.

Le polypropylène (PP), utilisé dans les emballages alimentaires et le polytéréphtalate d’éthylène (PET), que l’on trouve dans les bouteilles en plastique, étaient les deux particules les plus présentes. On notera que tous les participants avaient consommé des aliments qui avaient été en contact avec des emballages plastiques et qu’ils avaient aussi consommé des boissons dans des bouteilles en plastique.

Aucun des participants n’était végétarien et six d’entre eux consommaient du poisson pêché en mer.

On estime que du fait de la pollution, 2 à 5% de tous les plastiques produits sur terre finissent dans la mer où ils sont consommés par les animaux marins et par la suite par toute la chaîne alimentaire. Ils sont ensuite susceptibles d’être consommés par l’Homme. D’importants taux de microplastiques ont déjà été détectés dans le thon, le homard et les crevettes par le passé.

Ces résultats sont inquiétants car les microplastiques peuvent avoir des effets néfastes sur la santé humaine en s’introduisant dans le système digestif, où ils pourraient affecter la tolérance et la réponse immunitaire des intestins.

Le principal auteur de cette étude, le Dr. Philipp Schwabl, a commenté ces résultats en ces termes : « C’est la première étude de ce type et elle confirme ce que nous avons suspecté depuis longtemps, que les plastiques finissent par atteindre les entrailles humaines ». Et de préciser que cela était d’autant plus préoccupant pour les personnes atteintes de maladies gastro-intestinale.

« Bien que lors d’études menées sur les animaux les plus fortes concentrations de plastiques avaient été retrouvées dans le ventre, des particules de microplastique plus petites sont capables d’entrer dans les systèmes sanguin et lymphatique et peuvent même atteindre le foie. Maintenant que nous disposons des premières preuves de la présence de microplastiques à l’intérieur du corps humain, nous devons pousser nos recherches pour comprendre ce que cela signifie  pour la santé humaine. »