En réalité ils sont plus nombreux à avoir été incarcérés, ce qui démontre à quel point les intentions de Gaïd Salah sont loin d’être bonnes, d’autant qu’aucun article de la loi algérienne n’autorise une telle mesure extrême. Alors que des milliers de voyous ayant pillé l’Algérie sont toujours libres, Gaïd Salah manipule une justice aux ordres qu’il actionne par téléphone afin de déstabiliser la révolution populaire. Quel mauvais stratège ! C’est vrai que pour lui cela représente une « priorité » alors que ce drapeau que l’on pourrait qualifier de fanion culturel est agité par les manifestants depuis 4 mois et que ces derniers n’ont jamais prétendu le substituer à l’emblème national pour la simple et bonne raison qu’il est commun à tous les Maghrébins qui s’identifient à lui d’un point de vue culturel ! Il est de surcroît établi que la constitution algérienne a reconnu la culture amazighe comme étant une des composantes de l’identité nationale et a consacré tamazight comme langue nationale et officielle en 2016 !

Monsieur Salah Belaïd, président du Conseil supérieur de la langue arabe (CSLA), ne croyait pas si bien dire en affirmant le 11 décembre dernier à Tipaza que l’officialisation de tamazight allait marquer la fin « des commerçants de l’identité », soulignant que les deux langues arabe et amazighe, cohabitent depuis près de 15 siècles.

C’est ce que devrait comprendre une fois pour toutes Gaïd Salah car le règne des trabendistes de l’identité est définitivement révolu. L’algérianité se décline sous le triptyque identitaire indissociable de l’amazighité, l’arabité et l’islamité.


Deux étudiants arrêtés aujourd’hui, 25 juin, à Alger par la police pour port de drapeau Amazigh.

« ils ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur de Sidi M’hammed » nous confie une source judiciaire.

Il s’agit, selon le témoignage d’un étudiant qui souhaite garder l’anonymat, de Imad Djilali et de Lyes Sardouni. « Ils ont été arrêtés pas loin de la Grande poste, en possession de drapeau Amazigh, lors de la marche des étudiants d’aujourd’hui ». Les manifestants ont été transférés au commissariat de Cavaignac, puis déférés devant le procureur de la République, près le tribunal de Sidi M’hammed.

Un troisième étudiant a été arrêté puis relaxé, pour avoir brandi une pancarte.

Pour rappel, une vingtaine de manifestants sont en prison, placés sous mandats de dépôt par les procureurs de Sidi M’Hamed et de Bab El Oued, poursuivis pour le même motif.

Par Bouzid ICHALALENE /inter-lignes


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25 juin 2019