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En prenant un café l’autre jour dans un bistrot, je surpris une conversation entre deux jeunes français, étudiants sans doute, un roux et un blond, à la table voisine de la mienne, une conversation bien plus brûlante que mon café brûlant :

– Quand le château de Versailles sera racheté par un saoudien, et qu’il se proclamera roi de France après avoir racheté le palais Bourbon et l’Élysée, peut-être que tu ouvriras les yeux… Je te l’ai déjà dit, y a pas trente-six solutions : épuration ethnique à l’ancienne… Des Saint-Barthélémy dans chaque ville, dans chaque village…, pour purifier le corps français du virus musulman, fit le roux.

– Je ne soutiens ni Israël ni les Saoud, ces deux-là sont copains comme cochons… Quand tu le comprendras enfin, il sera trop tard… En écoutant attentivement Valérie Bugault dans un récent entretien télévisuel, sur TVLibertés, nous expliquer les tenants et les aboutissants du système financier mondial, j’ai mesuré l’extrême gravité de la situation française, européenne et planétaire. Cette spécialiste en droit et en finance nous dit clairement et avec grand courage que les peuples sont esclaves, enchaînés, pris au piège d’une nasse économico-financière globale (d’autres diront une matrice), fondée sur le libre-échange, l’anonymat, la finance apatride et les réserves fractionnaires (expression savante qui ne veut dire prêter à usure de l’argent qui n’existe pas, à quelqu’un qui devra rembourser avec de l’argent qui existera à la sueur de son front). Sous la domination de cette finance mondiale, les États, dont la France, n’existent déjà plus selon son analyse, et les politiques qui s’agitent en hurlant leur patriotisme (souvent contre l’islam) ne sont que des marionnettes au service de cette domination financière implacable. Tout ça est terrifiant mais soulève une question inévitable : y a-t-il une idéologie qui sous-tend cette domination financière apatride ? Et quelle serait cette idéologie ? N’étant expert ni en droit ni en finance, j’aimerais malgré tout te soumettre mes très modestes réflexions. Selon Jacques Attali, dans son livre Les Juifs, le monde et l’argent (Fayard, 2002), les principes de cette finance internationale sont en germe dans une exégèse juive qu’on appelle le Talmud de Babylone, et pas qu’en germe. Les faits semblent corroborer ce que nous dit aimablement Attali. En effet, Lloyd Blankfeïn (soutien d’Hillary Clinton), le charmant patron juif de la plus puissante banque d’affaires du monde, Goldman Sachs, a déclaré « n’être qu’un banquier faisant le travail de Dieu » (le dieu du Talmud selon toute cohérence), tout en escroquant ses propres clients et en affirmant que « la morale n’est pas son business ». Mais ce n’est pas tout, cette banque fait partie des dix banques qui, selon les conclusions de J.W. McCalister et Thomas D. Schauf, contrôlent, dans les années 90, la toute-puissante Réserve Fédérale américaine et qui, à l’exception de JPMorgan, sont toutes juives : Rothschild de Londres, Rothschild de Berlin, Warburg de Hambourg, Warburg d’Amsterdam, Lehman Brothers, Lazard Brothers, Kuhn Loeb, Israël Moses Seif, Goldman Sachs et J.P. Morgan Chase. Ces conclusions de McCalister et Schauf n’ont à ma connaissance pas été démenties par les intéressés. Il n’en reste pas moins qu’Attali, ce fabuleux philanthrope qui endette même les enfants par des prêts de flouze avec sa société de micro-crédit, a consacré tout un livre au banquier Warburg (cité juste avant) : Sigmund Warburg, un homme d’influence (Fayard, 1985). Ce Warburg fut le merveilleux inventeur de l’OPA, magnifique innovation qui permet aux actionnaires de s’emparer d’entreprises au nez et à la barbe de leurs dirigeants, et d’envoyer à la casse sociale qui bon leur semble. Sache que ce prédateur acharné fut anobli par la reine Elizabeth en 1966… Quant à Paul Warburg, son frère, il fut l’instigateur de la Banque mondiale… Et le fils de Paul, James Warburg, ne fut pas en reste, il déclara en 1950 : « Nous aurons un gouvernement mondial que nous l’aimions ou pas. La question est seulement si nous l’aurons par consentement ou par conquête » (17 février 1950, au Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis)…, lui répondit le blond.

– Ton discours est la rhétorique classique de l’antisémitisme des années 30. Aucune preuve concernant ces banques juives qui contrôlent la Fed, juste des rumeurs, des suppositions, des on-dit… et pour cause, les banques, centrales ou pas, ne donnent pas ce genre d’informations confidentielles, selon le principe d’anonymat. Si les intéressés devaient démentir tous les délires des complotistes, ils passeraient leurs journées à ça… Tout le monde a contribué à la mise en place du système financier, pas seulement les Juifs. Arrête un peu d’écouter en boucle radio-Qatar…, tu y verras plus clair, lui rétorqua le roux courroucé.

– J’écoute seulement ma raison… Être traité d’antisémite par quelqu’un qui veut perpétrer des Saint-Barthélémy dans chaque ville, dans chaque village… ! Satan lui-même ne t’accepterait pas en Enfer, il te fuirait comme la peste ! Il n’essaierait même pas de te soigner pour te ramener vers lui. Cette nasse mondiale dont parle Valérie Bugault, qui ruine, pille et détruit complètement les nations et les peuples démocratiquement, en les endettant éternellement par l’usure (provoquant des migrations de populations fuyant la misère ou les guerres démocratiques, migrations massives qui affaibliront encore les cohésions nationales ; dumping social, économique, national… sans parler, à l’inverse, du dumping fiscal… ), cette nasse qui mène ainsi l’humanité à sa perte, cette nasse mondiale qui se cristallise si caricaturalement dans la propagande médiatique, cette matrice est bien juive. Une nasse qui emprisonne les Juifs eux-mêmes (tous les Juifs n’étant pas dans l’aisance financière, loin s’en faut) et qui a gangrené la majorité des Français, y compris et surtout ceux qui se disent « patriotes » anti-islam. Il s’agit donc de venir à bout de cette nasse juive, maçonnico-juive, qui détruit toutes résistances nationales ou identitaires au profit du sans-fontiérisme financier et migratoire, et qui tente en outre par tous les moyens de dévoyer et détruire en particulier l’islam, après avoir dévoyé et détruit le catholicisme, et pour cause, ces deux religions interdisent la clé de voûte de cette domination financière, l’usure, contrairement au judaïsme qui l’autorise, avec les non-Juifs. Ces « patriotes » qui en viennent à défendre cette matrice contre l’islam, en croyant fermement ressusciter une France à l’agonie, sont en réalité les agents objectifs de sa destruction. Mais pour que l’islam soit à ce point rejeté, combattu, accablé de tous les maux, il fallut le dévoyer. On dévoie l’islam en le réduisant par exemple à un folklore envahissant qui suscitera d’emblée un rejet de cette religion ; t’apprendrais-je que la halalisation de la France a été financée par des Juifs, les trois grands leaders du marché halal français sont… juifs ! Isla Délice, Wassila et Réghalal. On provoque également le rejet de l’islam en le dévoyant vers un communautarisme exacerbé délétère, communautarisme voulu, conçu et promu par SOS Racisme en particulier, officine fondée, promue et défendue par des… Juifs, Julien Dray, Harlem Désir, Bernard-Henri Lévy, Marek Halter, Georges-Marc Benhamou, Patrick Klugman… Quant aux djihadistes qui révulsent tant les Français (y compris musulmans), ces criminels dont les premières victimes sont musulmanes, ces tueurs qui n’ont donc rien à voir avec l’islam, eh bien figure-toi qu’ils sont soignés dans des hôpitaux israéliens… Djihadistes dont Laurent Fabius, le grand ami d’Israël, a dit qu »‘ils font du bon boulot »… Voilà, la boucle de la nasse juive est bouclée. On ne peut venir à bout de cette nasse qu’en mettant hors d’état de nuire l’idéologie qui la constitue. Ne nous y trompons pas, le Messie sera exactement celui qui la mettra hors d’état de nuire. Cette idéologie qui triomphe avant sa chute prochaine, prétend instaurer une paix mondiale, une paix par l’usure mondiale dont le centre serait Jérusalem, une paix par les bombardements démocratiques, une paix par la mort des âmes. On pourrait résumer cette idéologie comme suit : je t’ai vendu beaucoup d’argent qui n’existait pas, maintenant rembourse-moi, s’il le faut vends ta maison, ton rein, tes enfants, ton corps, ton âme… Ton âme n’est pas à Dieu, ton Dieu qui interdit l’usure… Vends-moi ton âme et je renflouerais tes caisses, conclut le blond en prenant sa tasse de café presque vide.

– Tu as vendu ton âme aux musulmans, on se souviendra de toi à la libération… Si les musulmans ne t’ont pas égorgé avant. Les Juifs n’ont rien à voir avec les coutumes musulmanes. Ce ne sont pas les Juifs qui ont inventé le djihâd qui prescrit d’égorger les Juifs, tout de même… allons, allons… dis-moi qu’il te reste encore quelques neurones pour comprendre cette évidence, rassure-moi ! Quant à l’usure, on la pratique depuis la nuit des temps, sous toutes les latitudes, bien avant que les Juifs n’existent… Chez les Sumériens déjà…, renchérit le roux, en finissant  son café.

– Ta compréhension du Coran est aussi profonde que la charité chez Goldman Sachs…, ironisa le blond.

« Messieurs, ça vous fera 23 €uros », fit le serveur en posant l’addition sur leur table.
– 23 €uros ! Pour deux cafés fit le roux interloqué ?!
– Allez vous plaindre à Bruxelles…!, rétorqua le serveur en s’éloignant. Les deux jeunes gens payèrent leur consommation puis quittèrent le bistrot les poches vides, en me jetant un regard interrogateur mêlé de désespoir.