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Que le pays envoie un manuel d’une vingtaine de pages expliquant comment se préparer au mieux à n’importe quelle catastrophe est une chose mais le rétablissement du service militaire démontre que les autorités s’attendent à quelque chose de plus concret.


Le manuel de vingt pages explique notamment où se trouvent les abris, quels aliments doivent être stockés ou encore à quelles sources d’information se fier. 

Un livret détaillant les mesures à prendre en cas de conflit ou de catastrophe naturelle va être expédié entre le 28 mai et le 3 juin à 4,8 millions de foyers (sur 10 millions de Suédois). Intitulé « En cas de crise ou de guerre », le manuel (en anglais) explique notamment où se trouvent les abris, quels aliments doivent être stockés ou encore à quelles sources d’information se fier.

En vingt pages illustrées, ce livret énonce les menaces auxquelles le pays scandinave est exposé : guerre, attentat, cyberattaque, accidents graves ou catastrophes naturelles… « Même si la Suède est plus sûre que de nombreux autres pays (…), les menaces existent », a justifié le patron de la Sécurité civile lors de la présentation du livret lundi 21 mai à Stockholm.

Le service militaire rétabli cet été

Si elle n’est pas mentionnée dans le fascicule, la crainte représentée par la Russie a été ravivée par l’incursion d’un sous-marin non identifié dans l’archipel de Stockholm, à l’automne 2014, et plusieurs incursions d’appareils russes dans le ciel suédois. À la fin de la Guerre froide, la Suède avait considérablement réduit ses dépenses militaires mais l’annexion de la Crimée par Moscou a changé la donne.

Stockholm a annoncé début mars le rétablissement du service militaire dès cet été, sept ans après l’avoir supprimé, et regarni ses forces sur l’île de Gotland, avant-poste exposé en cas de conflit dans la mer Baltique. La Suède ne fait pas partie de l’Otan mais souscrit au Partenariat pour la paix lancé en 1994 pour développer la coopération militaire entre l’Alliance atlantique et les pays non-membres.


France TV Info / AFP