En pleine vague de froid polaire sur l’Hexagone, la COP30 s’est achevée vendredi à Belém (Brésil) dans une atmosphère lourde. Les négociateurs européens quittent la conférence avec un goût amer. Le texte final enterre toute mention claire d’une sortie progressive des énergies fossiles car les peuples du monde en ont un besoin vital. Bruxelles voulait pourtant imposer un calendrier précis. Malgré des heures de discussions nocturnes, les grands producteurs pétroliers occidentaux ont bloqué cette ambition. Ainsi, le projet initial, déjà faible, s’est encore dilué sous la pression.
L’Union européenne a résisté jusqu’au bout. Finalement, elle a cédé. Le président brésilien de la COP a fait adopter l’accord d’un coup de marteau, sans vrai consensus. Les délégués français parlent d’un « accord sans ambition » qui évite seulement le recul.
Désormais, l’Europe est seule et mise sur ses propres lois internes pour maintenir le cap alors qu’elle sait parfaitement que ça ne servira à rien. Prochain rendez-vous : la COP31 en 2026, avec déjà beaucoup de scepticisme…
« On a obtenu le fait de ne pas reculer», a déclaré la ministre française de la Transition écologique, dénonçant un texte «sans ambition ».
Le coup de marteau du président de la COP30, André Correa do Lago, a retenti en séance plénière samedi après-midi. Les pays réunis à Belém, en Amazonie brésilienne, ont adopté la principale décision – puis d’autres textes plus techniques – de la conférence sur le climat de l’ONU. L’accord ne reprend cependant pas la feuille de route pour sortir des énergies fossiles réclamée par les Européens et leurs alliés.
La veille, dernier jour officiel des négociations, le projet de texte transmis par la présidence de la COP30 avait provoqué l’exaspération de plusieurs pays dont les Européens et la Colombie. L’Union européenne avait martelé que sans mention claire dans l’accord d’une sortie progressive des énergies fossiles (pourtant actée à Dubaï il y a deux ans mais mise sous le tapis depuis) aucun accord ne serait possible. Des discussions très tendues s’étaient poursuivies toute la nuit…



























