Ce reportage extraordinaire démontre par exemple que le dictateur camerounais Paul Biya passe chaque année plus de deux mois de séjours en Suisse, plus exactement à Genève alors qu’il devrait être chez lui pour gouverner. C’est le cas de dizaines de dictateurs dans le monde qui viennent déposer dans les coffres-forts des banksters suisses leurs rapines. Voici donc ce qui détruit l’Afrique, ce qui la vampirise, ce qui la paupérise et qui est responsable en premier lieu des vagues de migrants qui se retrouvent en Europe. Et pourtant, dans l’imaginaire collectif, ce sont les Noirs qui passent pour des sauvages et qui représentent une menace et ce sont les pauvres petits blancs de banquiers suisses qui passent pour des gens civilisés et honnêtes, voire humanistes puisqu’ils participent tous à des œuvres caritatives philanthropiques.

Comble du cynisme helvétique, vous avez le droit de venir critiquer en toute liberté Paul Biya dans le hall de son hôtel d’accueil. Ceci vous fera croire que vous vivez dans un pays libre et démocratique alors que la Suisse n’est rien d’autre que l’employeur de Paul Biya qui lui trace sa ligne de conduite, qui le protège, protège ses avoirs et lui servira, dans l’éventualité d’un coup d’État, de base arrière. Le summum de l’hypocrisie sera atteint lorsque le responsable de la police viendra expliquer à un manifestant camerounais que leurs revendications seront transmises à l’État fédéral et « qu’entre gens raisonnables » il faudrait qu’ils partent. Sauf que ce commissaire de police n’a rien de raisonnable, il protège un criminel et un dictateur, un voleur qui a détruit son pays. Ce policier protège ce dictateur et lui permet de poursuivre son pillage. Il n’a donc absolument rien de raisonnable, il est complice des crimes commis par le dictateur.

Quant au dictateur de la Guinée équatoriale, il vient deux fois par mois en Suisse et ceci depuis 10 ans. On se demande bien ce que vient faire ce monsieur si souvent ? Contrairement à ce qui est dit dans le reportage, Il n’est pas question uniquement de réaliser des acquisitions foncières mais bien de rencontrer les donneurs d’ordre, les loges maçonniques, les gouvernements européens qui gèrent réellement l’Afrique.