collomb_unef_voile
Gérard Collomb a estimé que le voile d’une représentante de l’Unef était une « provocation », vendredi 18 mai 2018. (AFP)

Le franc-maçon et ministre de l’intérieur Gérard Collomb, membre du 1er gouvernement de l’ère Macron, démontre avec cette déclaration qu’il piétine le principe de laïcité et de liberté de culte en France. La présidente de l’UNEF aurait pu se présenter avec le visage totalement tatoué portant 300 piercings que ça ne l’aurait pas dérangé outre mesure ; par contre, le port du voile islamique l’irrite au plus haut point. Du coup, depuis le passage télé de cette dame, absolument personne n’a analysé ses revendications ; par contre, depuis une semaine, ils ne parlent tous que de son couvre-chef !

Il est ainsi évident que le musulman pratiquant en France est un citoyen de seconde zone, un sous-citoyen, un genre d’adulte-mineur, pas assez intelligent pour accéder à certaines fonctions, puisque musulman. Encore une fois, nous pouvons constater le silence assourdissant des « responsables » musulmans, ce qui en dit long sur leur utilité et leur intégrité.


« C’est du prosélytisme », a estimé le ministre de l’Intérieur sur BFMTV, vendredi.   

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a jugé, vendredi 18 mai, « choquant » que Maryam Pougetoux, la présidente de l’Unef à Paris-Sorbonne (Paris 4), porte un voile. « Je pense effectivement que c’est choquant. Il faut montrer un modèle et on voit bien qu’il y a un combat culturel finalement au sein des jeunes musulmans », a-t-il déclaré sur BFMTV.

Selon le ministre de l’Intérieur, « c’est du prosélytisme. On voit bien qu’il y a un certain nombre de gens qui, au travers de ces signes, sont dans la provocation ». « Est-ce que finalement l’islam c’est un islam qui veut converger avec la culture française ? », s’est-il interrogé.



Le gouvernement divisé

Une vive polémique a éclaté sur les réseaux sociaux cette semaine après la diffusion d’une vidéo montrant cette dirigeante du syndicat étudiant voilée, symbole pour certains d’un renoncement de l’Unef au combat laïque et féministe. Une accusation dont se défend l’organisation de jeunesse, classée à gauche.

Interrogé vendredi sur France Inter, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a rappelé que « nous sommes une démocratie et bien entendu, elle a le droit d’être voilée ». « C’est la beauté de notre pays et on doit se battre pour la liberté de tous de faire des choix », a-t-il ajouté, tout en soulignant que « si une présidente de l’Unef est voilée, c’est quand même un changement d’époque ». Mercredi, Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, y voyait sur franceinfo « une marque de promotion de l’islam politique ».


avatarfranceinfo / AFP – France Télévisions