Le rétablissement de cet impôt ne va certainement pas régler les problèmes de la France mais il aurait été judicieux et fort symbolique de le rétablir afin de calmer les esprits. Malgré tout ce qui s’est passé sur la place de l’Étoile samedi dernier ainsi que sur le territoire dans sa totalité avec notamment la préfecture qui a brûlée, Emmanuel Macron n’a toujours rien compris car son arrogance l’empêche de saisir la gravité de la situation et les enjeux du moment. On peut être certain à partir d’aujourd’hui qu’il ne pourra pas terminer son quinquennat car il n’est plus question seulement de désapprobation mais de haine populaire envers sa personne.


Emmanuel Macron s’est opposé en Conseil des ministres à tout rétablissement de l’ISF, mercredi 5 décembre, a appris franceinfo auprès de l’Élysée.

Le président de la République a ainsi recadré Marlène Schiappa. La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes s’était dit prête mardi à proposer de « rétablir l’ISF », l’impôt de solidarité sur la fortune, si les évaluations du nouveau dispositif (l’IFI, l’impôt sur la fortune immobilière) qui le remplace n’étaient pas positives. « Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis 18 mois », a lancé Emmanuel Macron lors du Conseil des ministres.

« Nous restons ennemis du zig-zag fiscal », a précisé l’Élysée à franceinfo. « Comme prévu si l’IFI n’est pas efficace on regardera comment adapter le dispositif mais il n’y aura pas de retour à l’ISF », a expliqué l’Élysée qui qualifie l’initiative personnelle de Marlène Schiappa de « malvenue et incongrue » tout en renouvelant sa confiance à « une combattante loyale ».

La taxe sur les carburants est, elle, « annulée »

Si le chef de l’État refuse tout recul sur l’ISF, il précise en revanche la ligne du gouvernement à propos des taxes sur le carburant. Pas de suspension, pas de moratoire, la hausse de ces taxes au 1er janvier est « annulée », a précisé à franceinfo mercredi l’Élysée.

Mardi, Édouard Philippe avait évoqué un moratoire de six mois sur la hausse de ces taxes. Ce mercredi, devant les députés, le Premier ministre a expliqué que le gouvernement renoncerait définitivement à la hausse des taxes sur les carburants s’il ne trouvait pas les « bonnes solutions » sur le pouvoir d’achat lors de la concertation locale décidée pour répondre à la crise des « gilets jaunes ».

Le président de la République a donc souhaité clarifier la situation, précise l’Élysée, l’augmentation n’est pas « suspendue, ni différée », mais bien « annulée ».


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