Ce ne peut être que la Providence ! Alors que Castaner affirme que la police est exemplaire, un membre de l’Observatoire toulousain des pratiques policières a été blessé au visage alors qu’il n’avait rien à voir avec la manif. Comme on pouvait s’y attendre, la préfecture dément ; Castaner va certainement oser accuser ce malheureux d’être lié au Kremlin…


L’homme, blessé au front, a été transporté à l’hôpital alors qu’il observait la manifestation des « gilets jaunes » et notamment l’« usage de la force par les policiers ».

L’OPP assure qu’il s’agit d’un « tir policier », ce que la préfecture dément.

Les faits se seraient produits au milieu du boulevard Carnot, autour de 16h50 ce samedi 2 février. Un homme, membre de l’Observatoire toulousain des pratiques policières, a été blessé au front par un projectile alors qu’il était « observateur » sur la manifestation des « gilets jaunes » à Toulouse.

L’OPP indique qu’il s’agirait d’un « projectile tiré par les policiers », information qui n’a pas pu nous être confirmée. « Rien ne démontre, en l’état des informations dont nous disposons, le lien entre la blessure (de cet observateur) et l’action des forces de l’ordre », a indiqué la sous-préfète de permanence.

La victime, également membre de la Ligue des droits de l’Homme, a été prise en charge par une équipe de street médic et évacué par les pompiers vers l’hôpital. Il portait un casque quand il a été atteint par le projectile mais a reçu plusieurs points de suture, affirme Marie Toutsou, autre membre de la Ligue des droits de l’Homme.


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Gaz lacrymogène contre projectiles au niveau du centre commercial Saint George

Cette blessure pourrait avoir été causée par un tir de LBD. Une piste évoquée par l’OPP qui ne préfère pas trancher pour l’instant, en attendant plus d’informations sur les circonstances de l’accident.

L’usage des LBD en question

L’Observatoire des violences policières a été créé par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et par la fondation Copernic en mars 2017, à Toulouse. Les deux voulaient constater l’inflation des moyens policiers déployés lors des manifestations contre la loi travail ou le projet de centre commercial Val Tolosa, aux portes de Toulouse. Et comprendre le climat de violence constaté dans de nombreuses manifestations toulousaines.

Quelques mois plus tard, en septembre 2017, l’Observatoire décidait de déployer des « sentinelles » lors de chaque manifestation déclarée en préfecture à Toulouse. Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », il dénonce des « l’usage disproportionné de la force par les services de police et notamment les policiers en civil ».

Dans le contexte de la polémique autour de l’utilisation des lanceurs de balles de défense, il demande leur interdiction ainsi que celle d’autres armes sub-létales.

Photo d’illustration : L’homme a été blessé lors de la manifestation du 2 février à Toulouse. / © DR

M.D – France 3 Occitanie