En réalité il suffit de voir sa tête pour comprendre que Raphaël Glucksmann est une escroquerie intellectuelle qui a été imposée par la Doxa. Cette dernière est en train de fabriquer un nouveau produit politique afin de calmer le peuple après le carnage Emmanuel Macron. Rappelons que Raphaël Glucksmann, avant de devenir un politicien de gauche, avait offert ses services lors des législatives de 2007 à un parti ultralibéral. Le site Les Crises a réalisé une vidéo édifiante sur ses contradictions et ses mensonges ; elle est accessible à quiconque veut avoir une idée précise de la fourberie de ce personnage. C’est tellement grossier et vulgaire qu’il est le compagnon dans la vie de Léa Salamé. Il est la personnification, la preuve vivante des rapports incestueux entre politiques et médias. Et vu qu’il ne représente rien, il accédera à tous les plateaux télé comme par magie, afin de déblatérer ses sottises et son néant.

Merci à Monsieur Farid Benlagha pour ce témoignage précieux qui démontre à quel point Raphaël Glucksmann est une coquille vide, n’ayant pas su comprendre le mouvement social des Gilets jaunes, lui le bobo parisien vêtu d’une parka à 1000 €, la Canada Goose, dont le logo avait été soigneusement effacé par les rédacteurs des Inrocks…


Co-fondateur du mouvement Place publique, Farid Benlagha adresse une « lettre ouverte à Raphaël Glucksmann ». Et elle est salée…

Raphaël Glucksmann a réagi aux accusations de Farid Benlagha qui l’a apostrophé au Grand Jury de RTL, le 24 mars. « Je n’ai jamais traité les ‘gilets jaunes’ de fascistes, jamais, jamais, jamais ! », a répondu l’essayiste. Farid Benlagha lui répond et développe ici ses arguments.

J’ai décidé de cofonder le mouvement Place publique, PP, à la suite de plusieurs réunions parisiennes. Tout a commencé au début de l’été 2018. Je reçois alors un appel. Un groupe a commencé à travailler, avec la perspective de créer un nouveau mouvement politique, avec comme approche de mettre en valeur des porteurs de causes. Occupé par mes activités [production artistique, NDLR], je ne rejoins ce groupe qu’au début du mois de septembre. L’affaire Benalla et la première grande crise de la macronie, suivie peu de temps après par l’érosion de l’image de Mélenchon, offrent à la gauche l’opportunité de formuler une nouvelle offre avec un espace qui s’élargit donc.

Après plusieurs réunions, ce petit groupe d’une trentaine de personnes grossit peu à peu. J’y rencontre quelques personnes de qualité. Notamment Thomas Porcher, Lucas Chancel, Nayla Ajaltouni. Je me laisse convaincre. En octobre la date de lancement est fixée : ça sera le 7 novembre. Les efforts pour réussir ce lancement sont admirables, et j’y prends toute ma part.

Certains signaux troublants

Cependant très vite, je perçois certains signaux troublants. Fin octobre, lors d’une réunion dite de « stratégie » j’assiste à une drôle de partie. Tout d’abord je découvre que ceux qui sont réellement aux manettes sont d’anciens militants socialistes, dont je comprends très vite le positionnement, de centre gauche, bien éloigné du mien. Profils quasiment tous identiques. Des bobos parisiens, tous « blancos », au parcours scolaire balisé.

J’écoute les stratégies proposées. Toutes très classiques, sans audace. Je propose alors une autre approche. Il faut impacter le débat politique très vite et très fort. Proposer une ligne politique claire et identifiable. On me propose de définir par quels moyens. Une « méthode fonctionne toujours : l’actualité ». Profiter de sujets forts qui ponctuent régulièrement la vie d’un pays ou du monde. C’est alors qu’à leur demande, j’indique avoir détecté un sujet qui risque de monter, et qui devrait avoir un écho important dans la société.

J’évoque la date du 17 novembre 2018 comme le début d’un nouveau mouvement social en gestation sur les réseaux sociaux depuis 2, 3 semaines : les « gilets jaunes ». Raphaël Glucksmann se retourne alors vers moi, et me répond de manière catégorique : « Ah, non Farid, ça, on en a entendu parler, c’est un truc de fascistes et de lepénistes. »

Je reste ébahi par cette réponse. Tout y est. Le mépris de classe, l’aveuglement, l’absence de connaissance de ce pays, la déconnexion totale avec la diversité de la population française. Les semaines suivantes ne feront que confirmer ce flash..

Farid Benlagha


Photo d’illustration : Raphaël Glucksmann, cofondateur du mouvement Place publique. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

L’Obs