Si on comprend bien, l’État est en train d’asphyxier les automobilistes avec 1 litre d’essence à deux euros en expliquant que c’est essentiel pour la transition écologique et l’assainissement de l’air que l’on respire mais en même temps ce même État autorise Total à mener des forages afin d’extraire ces carburants qui nous tuent ! Quelle est la logique qui peut expliquer un tel comportement aussi stupide ? Une seule réponse valable : la logique du profit et du suicide planétaire, car ils savent parfaitement que les gens continueront à rouler et auront besoin de carburant pour aller travailler, et donc de toujours plus de gasoil et d’essence qui accroîtront le nombre de microparticules que l’on respirera tous.


Cinq forages ont déjà été réalisés par Total en 2012 et 2013 dans la partie sud-est du territoire, sans être couronnés de succès.

Le groupe Total « vient d’obtenir l’arrêté préfectoral lui permettant de débuter ses explorations dans les eaux territoriales de la Guyane », s’est félicité mardi dans un communiqué la collectivité territoriale de Guyane (CTG). Selon sa demande, Total vise dans un premier temps le forage d’un puits d’exploration dans la partie centrale de son permis à partir de fin 2018-début 2019 et sur une période de quatre mois.

Cinq forages ont déjà été réalisés en 2012 et 2013 dans la partie sud-est de ce permis, sans être couronnés de succès. Dans la partie nord-ouest du périmètre, « la zone centrale n’a jamais, elle, été forée », a noté fin septembre le rapport de la commission d’enquête publique relative à cette nouvelle demande d’ouverture de travaux miniers offshore. Au cours de l’enquête conduite entre les 16 juillet et 23 août derniers, sur 7 183 avis – « un record en matière d’enquête publique en Guyane » selon la commission –, 7 173 s’étaient montrés défavorables à ces forages en mer, contre 8 avis non définis et 2 favorables.

Un forage situé près d’un récif corallien unique

Greenpeace s’est dit « atterré ». L’ONG écologiste fait valoir que les forages se trouveraient à proximité d’un récif corallien unique découvert au large de l’embouchure du fleuve Amazone. Elle rappelle aussi l’opposition exprimée lors de l’enquête publique et souligne la contradiction à autoriser une exploration pétrolière « moins d’un mois après la publication du rapport du Giec«  recommandant une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre, issues aujourd’hui pour les trois quarts des énergies fossiles.

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