Vous allez pouvoir constater l’extraordinaire hypocrisie française lorsqu’il s’agit de laïcité et d’islam dans cet article du 9 décembre 2020 de Libération. Pourtant la question est très simple, l’État n’a absolument pas le droit de s’ingérer dans le culte des citoyens.

Vous allez du coup avoir du mal à expliquer ce que signifie l’expression « Sous pression du gouvernement » ou bien « l’exécutif charge le CFCM de faire lui-même le ménage parmi les prédicateurs »… Tout ce qui est fait actuellement est totalement illégal et rappelle tout simplement l’histoire coloniale et encore ! En effet, les musulmans avaient à l’époque plus de droits  qu’aujourd’hui au niveau religieux ! 


Les imams devront avoir leur certif

Un futur Conseil national des imams devrait labelliser les prédicateurs qui officient dans les mosquées françaises. Un agrément qui vise à permettre d’écarter les plus radicaux.

L’ affaire nécessite encore des ajustements. Mais aussi du doigté et de la persuasion pour s’imposer sur le terrain. Sous pression du gouvernement, le Conseil français du culte musulman (CFCM) peaufine son futur Conseil national des imams (CNI). Après quelques ultimes réunions (le staff du CFCM se concertait mardi soir) et des rendez-vous au ministère de l’Intérieur, le projet pourrait se concrétiser à brève échéance.
Pour les instances musulmanes, il s’agit de donner un agrément aux imams qui interviennent dans les mosquées, de mettre de l’ordre dans la formation dispensée dans une petite dizaine de centres privés, d’élaborer un code de déontologie auquel devraient souscrire les candidats à l’imamat.

Cette labellisation – même si elle n’est pas présentée comme telle – est l’un des volets de la lutte contre le « séparatisme » islamiste, engagée depuis l’été par le gouvernement et formalisée depuis le discours prononcé aux Mureaux, le 2 octobre, par le président de la République. Bref, dans les faits, l’exécutif charge le CFCM de faire lui-même le ménage parmi les prédicateurs qui pourraient poser problème et contrôler l’adhésion aux «valeurs républicaines » des autres.