C’est tout à fait vrai. Le régime s’est employé à divertir la jeunesse algérienne, essentiellement en Kabylie, au point de l’abrutir et de la débaucher en lui permettant d’avoir accès à outrance aux boissons alcoolisées et aux drogues de toutes sortes, imitant en cela les Européens conquérants des Amériques qui ont lourdement intoxiqué les populations indigènes par l’alcool afin de les abêtir et de s’en rendre maîtres. L’ex-premier ministre en personne Abdelmalek Sellal,  avait en son temps ouvert la voie à ces dérives lors d’un discours mémorable devant les députés, au prétexte que les jeunes avaient besoin de « respirer » (sous-entendu, de s’amuser). Non Monsieur Sellal, les jeunes ont besoin d’être rassurés quant à leur avenir, ils ont besoin d’établissements scolaires, d’universités performantes, de centre de formation professionnelle en contrat avec les entreprises pour assurer à leur diplôme un débouché. Ils ont besoin de justice. Ils veulent que les dirigeants donnent l’exemple en renonçant à la corruption et en la condamnant. Ils veulent que cesse la Hogra et les passe-droit. Voilà ce que veut la jeunesse algérienne. Quant aux élucubrations du MAK, nous avons, dans une vidéo, dénoncé déjà son leader qui s’est honteusement acoquiné avec les sionistes. L’aide financière accordée par ces derniers n’est pas gratuite ; leur souhait est de créer un micro-état allié (Mesmar J’ha) qui leur permettrait d’y implanter une base militaire. Et dire que c’est un fils de Chahid ! Il peut néanmoins rêver…


Le chanteur Idir qui a vu ses concerts annulés en Algérie, règle ses comptes.

Il tire à boulets rouges sur les partisans de l’indépendance de la Kabylie, le pouvoir algérien et le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika. De son vrai nom, CHERIET El Hamid vide son sac dans une interview accordée au magazine marocain TelQuel, très proche du Makhzen marocain.

Abdelaziz Bouteflika

Contrairement à ses positions plus clémentes lors de sa venue pour chanter à Alger, le chanteur kabyle Idir a pris position contre le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika. Selon lui : « Si on s’adresse à Bouteflika, on aura plus de chance d’avoir une réponse de son fauteuil que de lui ». L’artiste pense que la thèse fataliste des responsables algériens en brandissant le chaos si Bouteflika n’est plus là « n’est peut être qu’un subterfuge pour garder le pouvoir ».

Le pouvoir alcoolise la Kabylie

L’alcoolisation est un complot du pouvoir algérien pour dompter la région. C’est la thèse soutenue par l’artiste dans cette interview. « Le pouvoir alcoolise la région. C’est voulu, il ne faut pas se faire d’illusions. L’État voit tout ça, ne fait rien contre, puisqu’il ne propose aucune solution à la Kabylie. Et qui ne dit mot consent » a t-il déclaré.

L’indépendance de la Kabylie (…) des imbéciles (…) du fascisme

Pour Idir, les partisans de l’indépendance de la Kabylie, qui l’accusent de traîtrise ne sont que des « imbéciles (…) Ils sont une poignée à parler d’indépendance de la Kabylie, avec le mode « si tu n’es pas avec nous, tu es forcément contre nous ». C’est du Fascisme » a t-il déclaré avant de rajouter : « Maintenant s’ils veulent dénier l’algérianité de la Kabylie, qu’ils demandent l’indépendance et mangent des figues pour vivre en laissant le pétrole aux autres ».

Concerts annulés en Algérie

Comme nous l’avons rapporté, en exclusivité dans nos précédentes éditions, les concerts prévus dans le cadre de la tournée d’Idir en Algérie le mois de juillet 2018, ont été annulés.


ObservAlgérie