Curieusement, la nouvelle de l’arrestation de Monsieur Karim Tabbou n’a pas été relayée par la presse française alors qu’il s’agit quand même d’un acteur important sur l’échiquier politique algérien, militant de la démocratie et président de l’UDS le parti dont il est le fondateur. La presse française toujours prompte à rapporter des faits n’ayant aucune espèce d’importance, notamment quand il s’agit de s’attaquer à l’islam et aux musulmans, reste coite quand il est question de dénoncer l’arrestation arbitraire d’un militant de la démocratie. On comprend par là que l’instauration en Algérie d’une deuxième république avec un état de droit où règne la démocratie n’intéresse pas ces messieurs de la presse qui préfèrent qu’un statu quo ante favorable au monde de la finance et du CAC 40 soit maintenu. Les Algériens s’en souviendront.

Il faut souligner que cette arrestation est intervenue sans que la procédure réglementaire soit respectée : il n’a été destinataire d’aucune convocation et les fonctionnaires venus l’arrêter n’ont donné à sa famille aucune indication ni sur le service auquel ils appartiennent, ni sur le lieu où il devait être transféré.


Karim Tabbou, coordinateur de l’UDS, a été arrêté, aujourd’hui mercredi à Alger, par des hommes en civil.

« Karim Tabbou a été arrêté en début d’après-midi par deux hommes en civil qui se sont présentés à son domicile. Ils ont dit à sa famille qu’il ( Tabbou) sera libéré dans deux heures. Mais à 18h00 Karim Tabbou n’est pas rentré et sa famille n’a aucune nouvelle », a alerté Me Mostefa Bouchachi, dans une vidéo diffusée sur Facebook.

L’Union démocratique et sociale (UDS), parti politique non agréé, a confirmé l’information dans un communiqué.  « Karim Tabbou a été arrêté à son domicile à Douéra (Alger) par deux hommes en civil qui se sont présentés comme agents des services de sécurité », indique l’UDS.

Karim Tabbou, ancien 1er secrétaire du FFS, est l’une des figures populaires de la révolution pacifique ( Hirak) en Algérie.


11 septembre 2019