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Le 17 juin 2017, à Paris. Photo François Guillot. AFP

Comment est-ce possible de refermer un dossier où il y a mort d’homme par un simple non-lieu alors que l’on a vu un jeune marseillais écoper d’un an de prison pour avoir frappé un chat ? Comment est-ce possible de rentrer dans un commissariat sur ses deux pieds et en sortir dans un cercueil sans qu’il n’y ait d’enquête judiciaire complète et impartiale ? Ce qui prouve encore une fois que l’on peut passer très vite de la démocratie à la barbarie sans même s’en rendre compte ! On est en démocratie quand ce sont les autres qui meurent dans les geôles de l’État, ça devient de la barbarie quand c’est nous-mêmes qui sommes torturés ! Ce n’est qu’une question de perspective…


La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France jeudi 21 juin pour la mort d’Ali Ziri, 69 ans, après une interpellation musclée par la police à Argenteuil, en 2009.

La justice française, elle, avait refermé le dossier par un non-lieu.

Une fois de plus, la France est condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour une affaire grave de violences policières. Ce 21 juin, la juridiction européenne a condamné la France à verser 30 000 € pour dommage moral et 7 500 € pour frais de justice à la fille d’Ali Ziri, mort après son arrestation par la police à Argenteuil (Val-d’Oise), en 2009.

La Cour a retenu une violation de l’article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits de l’homme dans son volet matériel (on peut lire la décision sous l’onglet Prolonger). La justice française, pour sa part, avait définitivement refermé le dossier par un non-lieu en 2016. […]


 – Médiapart