Comme nous l’avons déjà prévu, la réalité de l’escroquerie de la médecine basée sur les preuves que nous ont vantée tant de clowns sur les plateaux télé ces trois derniers mois est en train d’éclater au grand jour puisque même le très mauvais journal Le Monde est obligé de publier des articles qui vont dans notre sens. Il faut dire que la faillite de l’essai Discovery ne pouvait pas laisser indifférents les journalistes ou professionnels de santé dignes de ce nom. Sans oublier l’autre faillite spectaculaire du Lancetgate qui a démontré à quel point les études scientifiques étaient sujettes à manipulation et tromperie, notamment dans le domaine de la santé.

C’est pourtant facilement compréhensible et connu de tous. On ne peut pas réaliser un essai randomisé en  double aveugle,  de surcroît multicentrique et international, avec des milliers de patients quand on n’a pas le temps et qu’une épidémie catastrophique sévit ! Cela n’a pas de sens et ne correspond pas à la réalité des besoins et de l’urgence de la situation. C’est pourtant ce que vont essayer de nous vendre certains apprentis sorciers qui devront assumer la totale responsabilité de leurs actes, car ils ont été très virulents envers le seul hôpital qui soignait vraiment les patients et qui cherchait sérieusement un remède !


Dans les circonstances de la maladie Covid-19, il est difficile de proposer un placebo à des patients en danger, comme l’exigent les études fondées exclusivement sur la randomisation (tirage au sort), estiment l’épidémiologiste Gilles Chatellier et le rhumatologue Gilles Hayem, en réplique à une précédente tribune au « Monde »

 

À en croire les auteurs et signataires de la tribune intitulée « La médecine ne relève pas d’un coup de poker », publiée dans Le Monde du 5 juin, il y aurait deux sortes de médecine, celle respectant à la lettre les principes de « l’Evidence Based Medicine (EBM) », indiscutable, moderne et responsable, et celle, accusée par avance de laxisme et d’imprécision, que pratiqueraient en catimini des cliniciens d’arrière-garde, peu respectueux des patients.

La dénomination ambitieuse de médecine « fondée sur les preuves » (traduction française du mot anglais « evidence ») sonne bien aux oreilles de tous, y compris des malades, qui désirent à juste titre recevoir un traitement adapté et validé. Mais il est des situations, et celle de la maladie Covid-19 en est une, où l’accumulation méthodique et forcement lente de preuves est à l’évidence – dans son acception française, cette fois – inadaptée à la problématique posée.

Il convient de rappeler que l’EBM ne peut être réduite aux seuls résultats des essais contrôlés et randomisés. C’est une forme de pensée qui, selon le professeur David Sackett (1934-2015), se définit comme « l’utilisation consciencieuse, explicite et judicieuse, des meilleures données probantes actuelles, pour prendre des décisions concernant les soins à donner à chaque patient ».

Des essais difficiles à réaliser

Comment, dans ce cadre, ne pas comprendre la difficulté de proposer la possibilité d’un placebo, par tirage au sort (randomisation), à des patients suffoquant et promis à la ventilation assistée, sans parler de ceux qui, de surcroît, avaient la malchance d’être d’emblée considérés comme « non réanimatoires », en raison d’un cumul excessif de facteurs de risque ?

En « médecine de guerre », terme repris au plus haut niveau pour décrire le cataclysme que nous venons de vivre, la réaction des soignants ne pouvait s’envisager que dans l’immédiateté et sans doute l’imperfection. Les mêmes difficultés ont été rencontrées par les médecins chercheurs pour concevoir des essais dont la rigueur ne pouvait pas être celle des expérimentations dont nous avons l’habitude, face à la nouveauté de la maladie et à l’urgence du traitement.

Dans ces conditions, quels médicaments employer ? Quelle base physiologique pour sous-tendre ces choix ? Quelle dose employer ? Quelles méthodes pour éviter les biais ? Malgré des efforts louables d’adaptation aux circonstances exceptionnelles d’urgence (notamment sur les plans administratif et méthodologique), l’essai randomisé est demeuré difficile et lourd à mettre en œuvre. […]