Le baril de pétrole atteint des sommets et pourtant un pays producteur comme l’Algérie ne va toujours pas en profiter en raison de la ruine du pays et de la nécessité de faire des économies… Le dinar algérien, non plus, ne profitera pas des réserves monétaires spectaculaires d’un pays pourtant sans dette alors qu’il aurait pu reprendre un peu de couleurs sur le marché des changes. Tout ça pour que vous compreniez que ce ne sont pas les lois du marché qui dirigent le monde mais bien des décisions personnelles prises contre la logique la plus élémentaire. Derrière ceci se cachent bien sûr l’enrichissement de certains ainsi que le monopole du dollar qui s’affirme de plus belle au détriment des peuples du monde. Dollar américain qui, rappelons-le, représente un pays qui a plus de 60 000 milliards de dollars de dettes ! C’est tout simplement le monde à l’envers.


Les sanctions américaines contre l’Iran entreront en vigueur le 4 novembre.

L’évolution du prix dépendra de la capacité des autres producteurs de compenser la part iranienne.

Le prix du pétrole va-t-il atteindre une nouvelle fois la barre symbolique de 100 dollars le baril au cours des prochains mois? La question revient à l’approche du 4 novembre, date à laquelle les sanctions américaines contre l’Iran, sixième producteur mondial, entreront en vigueur. Depuis la semaine passée, les cours évoluent inlassablement à la hausse. Mardi, le baril de Brent a atteint 82,08 dollars sur l’Intercontinental Exchange de Londres. C’est le niveau le plus haut depuis novembre 2014. Il valait alors 82,20 dollars. Quelques mois plus tôt, il avait grimpé à 114 dollars.

En ce début de semaine, la hausse est imputée plus particulièrement au refus de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP – 40% du marché) et des pays non membres de ne pas pomper davantage. Une décision prise dimanche à Alger en dépit d’un avertissement tweeté par Donald Trump, exigeant une hausse de la production pour réduire la pression sur les cours. À six semaines des élections de mi-mandat, le président américain ne voudrait pas voir le prix du gallon d’essence prendre l’ascenseur.

Pétrole de schiste américain

L’évolution des cours dépendra de la capacité des producteurs à combler le manque iranien à partir du 4 novembre et aussi celui du Venezuela dont la production a dégringolé à cause du chaos politique. «Cette incertitude continuera à pousser le prix vers le haut à court terme, affirme Warren Patterson, économiste à la banque ING. Mais en 2019, la faiblesse des pays émergents et la poursuite de la guerre commerciale pourraient faire baisser la demande et par conséquent les prix, autour de 70 dollars le baril.»

Des analystes font remarquer que les États-Unis se positionnaient eux-mêmes pour reprendre la part iranienne sur le marché mondial. En effet, le pays a connu un boom de production de pétrole de schiste et est devenu le premier producteur mondial, devant l’Arabie saoudite. Mais […]