Information très importante qui va accélérer les événements en Algérie, d’ailleurs nous avons pu constater une manœuvre d’intoxication et de propagande assez spectaculaire hier en Algérie. Cette semaine sera décisive.


Le général Bouzit, dit Youssef, est sur le point de remplacer le général Tartag à la tète de la Direction des Services de Sécurité (DSS).

Le général Athmane Tartag, dit « Bachir », avait été nommé  en 2015 comme ministre-conseiller à la Présidence en charge de la Direction des Services de Sécurité (DSS), l’organe qui a remplacé le DRS dissous. Souvent annoncé mais toujours remis en raison de la protection du clan Bouteflika, son départ est aujourd’hui officiel. La débâcle du camp présidentiel entraîne aujourd’hui le général Tartag dans sa chute. « C’est une question de jours, il est encore présent dans les locaux de la DSS », veut croire un de ses proches à Paris.

La cérémonie de passation des pouvoirs devrait avoir lieu au ministère de la Défense, siège du pouvoir réel, et non à la Présidence dont dépend pourtant officiellement la DSS.

Gaïd Salah, maître à bord

En raison des manœuvres que le général Tartag a toujours tentées pour affaiblir l’état-major et soutenir Saïd Bouteflika, le frère du Président, ce gradé était devenu la bête noire de Gaïd Salah, patron de l’armée. Son renvoi est un signal fort de la montée en puissance du chef d’état-major et surtout de la décomposition du clan Bouteflika.

Le général Tartag est remplacé par le général Bouzit, dit « Youssef », qui était en charge, au sein des services, des affaires extérieures – soit l’équivalent de la DGSE française. Il s’agit d’un proche de Gaïd Salah, qui avait été démis de ses fonction, voici quelques semaines, par Saïd Bouteflika, le frère alors tout puissant du chef de l’état. Il avait en effet osé critiquer la façon dont le clan présidentiel tentait d’imposer un cinquième mandat. Le voici aujourd’hui promu à la tète de l’ensemble des services de renseignement.

La roue tourne rapidement dans l’Algérie d’aujourd’hui.

Le dernier mot au peuple

Encore que le dernier mot appartient encore à la rue. « Bouteflika, tu t’en vas, prends avec toi Gaïd Salah », osaient certains manifestants la semaine dernière. Et encore : « Nous avons dit Dégagez tous, oui tous ! », clamaient d’autres Algériens qui refusent l’intervention du Chef de l’État-major de l’Armée qu’ils considèrent comme l’un des piliers de ce régime.

Il faudra ausculter les manifestations de ce vendredi 29 mars, pour savoir si le peuple algérien s’en prend toujours au chef d’état-major ou s’il réaffirme au contraire sa solidarité avec l’armée.


Mondafrique