fabius-qatar-terrorisme-daech


« Le Qatar ne finance pas le terrorisme », a affirmé Laurent Fabius sur RTL. « Nous avons fait faire par nos services des enquêtes précises qui disent que ce n’est pas exact ! », martèle le ministre des Affaires étrangères. Sont-ce ces mêmes services qui ont fait relâcher Amedy Coulibaly le 30 décembre dernier lors d’un contrôle de routine alors qu’il était fiché PJ02,  une indication signifiant que l’individu est considéré comme « dangereux et appartenant à la mouvance islamiste » ? Selon Le Canard Enchaîné, les forces de l’ordre avaient informé leur hiérarchie mais les services de l’antiterrorisme n’avaient point réagi. Pourquoi ? Y aura-t-il des sanctions ? Circulez.

Pour lutter, dit-il, contre le terrorisme, Manuel Valls, français depuis 1982, vient d’annoncer en grande pompe qu’une mesure d’indignité nationale ainsi que des mesures de déchéances de la nationalité française pour les bi-nationaux sont en projet. Au-delà de la lutte contre les djihadistes, sur lesquels Laurent Fabius, jadis, ne tarissait pas d’éloges, il n’est guère difficile de percevoir qui le ministre de l’Intérieur menace en particulier par ces fulgurantes annonces. Non, ce ne sont pas les bi-nationaux Goldnadel et Habib. Je vous le garantis.

Valls aux lycéens : « Habituez-vous à vivre avec la menace terroriste ». J’ai l’impression que de son côté Valls va devoir s’habituer dans pas longtemps à se faire emmouscailler par la multitude.

Il est l’un de ceux qu’on voit le plus s’agiter en ce moment à propos la lutte contre le djihadisme. Pour cause : il a été chargé par Bernard Cazeneuve du projet anti-terrorisme. Contrairement à ce que son nom laisse supposer, Sébastien Pietrasanta n’est pas un garde suisse en poste au Vatican. Mère juive, ancien de SOS Racisme et de la FIDL, Pietrasanta est aussi un proche de Julien Dray. Or en 2010 ce député des Hauts-de-Seine et maire d’Asnières avait embauché un proche de Coulibaly aujourd’hui suspecté de soutien logistique dans l’attentat contre l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes : un certain Mickaël A. qui (mais oui) habitait la même rue que lui. Après Coulibaly reçu par Sarkozy en 2009 et un des frères Kouachi en contrat d’insertion à la mairie de Paris de 2007 à 2008, on est en droit de se dire que, décidément, le monde est petit, vraiment tout petit. Et que la sécurité des Français est entre de bonnes mains.

On apprend ce jour que Julien Dray a déclaré devant Zemmour et le zozo Naulleau : « Monsieur Coulibaly, je l’ai rencontré bien avant vous… C’était un bon élément dans la salle de boxe thaï que je finançais ! » Bravo, messieurs. 
 
Paul-Éric Blanrue
24 janvier 2015