C »est la triste réalité de la situation sanitaire concernant les pesticides, aussi bien en Belgique qu’en France, quoiqu’en réalité, elle concerne toute l’Europe puisque ce sont les mêmes règles qui s’y appliquent. Les agriculteurs ont déversé tellement de pesticides que l’on est contaminés à des niveaux catastrophiques. C’est cette eau qui sera consommée puisqu’elle servira à irriguer les cultures ou d’eau de boisson pour les animaux, aussi bien terrestres qu’aquatiques… La situation est véritablement désastreuse car on ne voit pas comment il sera possible de filtrer et de nettoyer ce carnage, aucun État au monde n’en a les moyens. Ceci est le résultat d’une industrie agroalimentaire intensive inconsciente, irréfléchie et suicidaire qui dure depuis des décennies.

Pire encore, même avec trois procès gagnés contre Monsanto/Bayer, l’exécutif macronien prend tout son temps pour interdire le glyphosate. Alors que les autorités sanitaires sont capables de retirer du circuit de commercialisation, des millions de boîtes, au motif qu’elles contiennent de la viande de cheval au lieu de la viande de bœuf, dans les heures qui suivent la découverte de l’escroquerie, tout en faisant des tonnes au niveau médiatique, alors que cette viande de cheval n’est même pas dangereuse pour la santé, bien au contraire, puisqu’elle est moins grasse et moins parasitée, l’interdiction de molécules chimiques toxiques et cancérigènes prend, quant à elle, un temps fou et exige des négociations interminables !


La liste des produits qui ont été retrouvés dans le Wulfdambeek fait froid dans le dos.

C’est un canal parmi des dizaines d’autres qui sinue dans la campagne de Flandre, à quelques encablures de la frontière française et de Tourcoing. Et pourtant, le Wulfdambeek ferait partie des cours d’eau les plus pollués d’Europe, à en croire une étude de l’université d’Exeter, en Grande-Bretagne.

Désherbants, fongicides, insecticides…

Le canal, qui se trouve à Ledegem, près de Courtrai, fait partie des 29 canaux ciblés par cette étude à travers dix pays. On y a trouvé la trace de 70 pesticides dangereux, relève le Guardian (article en anglais), parmi lesquels 38 désherbants, 21 fongicides ou encore 10 insecticides.
L’article mentionne par ailleurs le Wulfdambeek, mais selon le maire de Ledegem interrogé par le quotidien flamand De Morgen (en néerlandais), l’échantillon a été pris dans le Harelbeek, qui le rejoint un peu plus loin.


Dans tous les cas, « il y a des polluants tellement variés dans ce cours d’eau, et leur concentration est si grande que l’eau elle-même pourrait sans doute être utilisée comme pesticide » a confié au Guardian le Dr Jorge Casado, du Greenpeace Research Laboratory qui a conduit l’étude.

Quelle origine ?

Des substances interdites comme l’atrazine, le fenuron ou l’isoproturon ont été retrouvées. Pourtant, rien n’indique que leur utilisation est récente.  Bart Vanwildemeersch, de la fédération environnementale des Flandres occidentales a estimé auprès de De Morgen que cette pollution était probablement historique.

« Comme les chercheurs, je pense que les substances ont été utilisées il y..


Photo d’illustration. / © MAXPPP

Par Q.V