Ce chiffre est excellent pour faire comprendre au lecteur lambda qui n’y connaît rien en économie que le système financier est en train de s’écrouler et ne correspond à aucune réalité. Effectivement, si la dette mondiale dépasse largement le PIB puisqu’elle est 3,2 fois supérieure à la production de richesses totales de toute la planète, comment est-il possible de la rembourser ? En réalité, tout le monde peut comprendre que ce sera impossible et c’est d’ailleurs le but de la dette car le bankster ne veut pas être remboursé, il veut contrôler les manettes du pouvoir via cette dette en imposant ses desiderata aux nations.

À la fin du grand livre de l’Histoire de l’humanité, on pourra trouver, sans risque de se tromper, la phrase suivante : l’humanité a disparu sous le poids de la dette dans un chaos indescriptible !


La faiblesse des taux a poussé les États et entreprises à beaucoup emprunter au premier semestre. La dette pèse 320 % du PIB mondial.

La taille du marché obligataire atteint désormais 115.000 milliards de dollars.

Les chiffres donnent le vertige. Le montant total de dette dans le monde a atteint un nouveau record, à 250.000 milliards de dollars, selon les données préliminaires de l’Institute of International Finance (IIF) pour 2019. Cette montagne de dette, qui comprend celle des ménages, celle des entreprises et celle des États, représente pas moins de 320 % du PIB mondial. Le phénomène est essentiellement entretenu par les conditions de crédit très favorables, selon l’IIF.

Assouplissement monétaire

« Alors que plus de 60 % des pays vont sans doute enregistrer une croissance sous son potentiel en 2020, les politiques accommodantes des banques centrales aident les entreprises et les États à emprunter et se refinancer à taux bas », rappellent les auteurs du rapport. Ils lancent toutefois un avertissement à deux groupes de pays en particulier : les États très endettés (Italie, Liban ) et ceux dont la dette publique grimpe fortement ( Argentine , Brésil, Afrique du sud et Grèce). Ils auront du mal à recourir à des stimuli budgétaires dans un environnement où « les perspectives d’un nouvel assouplissement monétaire s’amenuisent ». De fait, la Réserve fédérale américaine, qui a le plus d’influence sur le reste du monde, ne semble pas prête à baisser davantage ses taux. C’est ce que son président Jerome Powell a laissé entendre lors d’une audition mercredi dernier.

L’augmentation globale du premier semestre s’explique à plus de 60 % par la progression de la dette aux États-Unis et  en Chine. Le passif du géant d’Asie représente 306 % du PIB. Il y a dix ans, il s’élevait à environ 200 %. Sur la décennie, la part de la dette des entreprises…


Photo d’illustration : la dette mondiale flambe à 250.000 milliards de dollars -lesechos.fr

Isabelle Couet

Les Échos

17 novembre 2019