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C’est avec ce genre de comportement que l’on se rend compte du mimétisme frappant certains gouvernements ne faisant que copier l’Occident avec zèle et détermination. Alors que cette loi sur les fake news en France est complètement stupide puisque la loi sur la diffusion de fausses nouvelles existe déjà, le Maroc va s’embourber dans ce projet totalement inutile d’autant que, rappelons-le, les états sont déjà eux-mêmes les producteurs et diffuseurs de fausses nouvelles et de propagande.


La lutte contre les fake news s’organise de diverses manières au niveau de chaque pays.

Au Maroc, le ministère de la communication travaille actuellement sur un texte de loi sanctionnant les fausses informations publiées dans les médias. D’après les dernières informations, le texte pourrait être soumis au législateur dans les 6 prochains jours. « Effectivement, nous accélérons la cadence pour tout préparer la semaine prochaine », a confirmé une source du ministère de la culture et de la communication.

Néanmoins, le projet ne semble pas faire l’unanimité.

Selon les médias marocains, plusieurs sources gouvernementales affirment que les lois du royaume chérifien suffisent largement pour lutter contre les fake news. Pour les sceptiques, « les articles 72, 106 et 108 du Code de la presse sont clairs et sont suffisants pour gérer toutes sortes de dérives ». L’Article 72 du Code réprime la diffusion de fausses nouvelles pouvant porter atteinte à l’État, à l’ordre public ou au moral des armées, tandis que les articles 106 et 108 sanctionnent les fausses nouvelles susceptibles de porter atteinte aux individus.

Pour le ministère de la communication, ces articles ont une grande faiblesse en ce qu’ils ne concernent que les médias. « Il y a bien évidemment le Code de la presse, mais cela n’englobe pas tous ceux qui pourraient être impliqués dans la diffusion de fake news.», explique une source travaillant sur le projet de loi. Ainsi, en plus des médias, les personnes diffusant de fausses informations sur les réseaux sociaux pourraient bientôt avoir à en répondre devant la justice.


Servan Ahougnon – Agence Ecofin