ciotti


Ces propos dénotent non seulement une hypocrisie morbide rarement vue d’histoire humaine, mais aussi une chutzpah digne des pires crapules au monde. Il faut bien comprendre que le contribuable musulman qui paie largement ses impôts, sans oublier la TVA qui représente 55% des 350 milliards d’euros annuels engrangés par l’État, n’a pas droit à un retour, pourtant légitime, et ne verra plus la couleur de son argent ! C’est du vol pur et simple, un détournement d’argent public à des fins privées et ciblées, car il faut rappeler que ce terme public englobe quelque 5 à 6 millions de musulmans.

On ne peut raisonnablement exclure dans ce genre de comportement une islamophobie évidente, un souci constant de cibler les musulmans et leur culte, uniquement les musulmans, car jamais il ne sera fait état des millions d’euros généreusement alloués aux associations cultuelles juives… Cette amnésie sélective assez curieuse est quasiment magique et très intéressante à rappeler et analyser.


Les deux députés des Républicains consacrent une partie de leur réserve parlementaire à la restauration de lieux de culte, alors qu’ils se disent opposés à un financement public de ceux-ci.    

Il se dit « totalement opposé au financement public des mosquées ou de tout lieu de culte ». Eric Ciotti a répondu, dimanche 31 juillet, à la tribune de Manuel Valls publiée dans Le JDD. Le Premier ministre y explique vouloir « reconstruire une capacité de financement française » pour les lieux de culte.

Sur son blog, le député Les Républicains des Alpes-Maritimes a rapidement critiqué ces propos. « Je m’inscris en faux et dénonce avec force cette vision culpabilisatrice du Premier ministre qui, évoquant un pacte avec l’islam de France et ouvrant la voie à un financement public des lieux de culte, auquel je suis totalement opposé, renie à demi-mot la loi de 1905 », écrit-il.

20 000 euros pour restaurer des chapelles

Un journaliste de Nice-Matin a pourtant rapidement souligné, sur Twitter, qu’Eric Ciotti avait consacré 20 000 euros de sa réserve parlementaire à la restauration de quatre chapelles en 2015, comme le note le site de l’Assemblée nationale.


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La publication du journaliste a été reprise plus de 1 000 fois sur le réseau social. Eric Ciotti y a rapidement répondu. « Restauration du patrimoine n’est pas financement de lieux de culte », écrit le député mardi 2 août. Et d’ajouter :« Il ne faut pas opposer le principe de laïcité et la défense de notre patrimoine historique et culturel. »


« Une démarche de valorisation du patrimoine »

Hervé Mariton, député Les Républicains de la Drôme, a lui aussi exprimé son opposition au financement public des lieux de culte sur Europe 1, mardi 2 août. « Manuel Valls a capitulé ! Lorsqu’il appelle aujourd’hui à des financements publics, c’est extrêmement grave », a dit le candidat à la primaire de la droite.

Le député est pourtant dans le même cas qu’Eric Ciotti. Lui aussi a consacré 10 000 des 130 000 euros de sa réserve parlementaire à la réfection d’une toiture d’église et à la restauration des églises d’une commune, comme le détaille le site de l’Assemblée nationale.

« Ces rénovations entrent dans une démarche de valorisation du patrimoine, s’est également défendu Hervé Mariton à francetv info. La loi de 1905 a attribué les lieux de culte aux communes et qui se doivent donc de les entretenir. Si les bâtiments ont été construits avant cette date et qu’ils appartiennent à l’Etat ou aux communes, l’argent public finance les restaurations », a-t-il ajouté.

Camille Adaoust