valls-macron-new_1000x625
L’Élysée (Paris), le 9 mars 2016. Manuel Valls et Emmanuel Macron à la sortie d’un conseil des ministres. (LP/FREDERIC DUGIT.)

Voici un exemple de la dignité et de l’honneur maçonniques, un exemple pratique donné ici par Manuel Valls qui se « parjure » pour atteindre ses objectifs et nourrir ainsi son opportunisme maladif. Une honte, un acte inqualifiable qui n’est que la répétition de 2 siècles de maçonnisme destructeur.


C’était attendu depuis plusieurs semaines, ce mercredi matin l’ancien Premier ministre a annoncé qu’il soutenait Emmanuel Macron.

Et ce malgré son engagement lors de la primaire socialiste à soutenir le vainqueur.

Cette fois c’est fait. Il y a 15 jours, le Parisien-Aujourd’hui annonçait que Manuel Valls appellerait à voter Emmanuel Macron dès le premier tour. Et ce matin sur BFMTV-RMC, l’ancien Premier ministre a officialisé son soutien. «Non», a-t-il répondu, il ne votera pas pour Benoît Hamon. «Je voterai pour Emmanuel Macron», a-t-il assuré.

«Je ne veux prendre aucun risque pour la République», a justifié Manuel Valls mettant en avant «le danger du populisme, de l’extrême droite, du Front national». Il assure que ce soutien «n’est pas un ralliement» mais «une prise de position responsable».

« L’intérêt du pays va au delà des règles » 

C’est en partie au nom du vote utile donc que Manuel Valls revient sur ses engagements lors de la primaire socialiste. Dans les débats du premier tour, comme tous les autres candidats, il avait en effet répondu «oui» à la question sur le soutien au vainqueur. Les choses se sont gâtées avant le second tour, avec l’avance de Benoît Hamon face à lui. Plusieurs fois interrogé dans les médias pour savoir s’il soutiendrait l’ancien ministre en cas de victoire de ce dernier au second tour, il avait copieusement botté en touche. « J’attends dimanche, je ne réponds pas aux questions avant qu’elles ne se posent », avait-il lâché sur France Info le 24 janvier avant de reconnaître qu’«il y a des règles bien évidemment ». A deux jours du second tour, Manuel Valls avait expliqué qu’il ne défendrait pas le programme de Benoît Hamon mais avait ajouté qu’il «s’effacerait» devant le vainqueur parce qu’il est… « loyal ».

« Oui j’ai signé la charte de la primaire (ndlr : dans laquelle les candidats s’engageaient à soutenir le vainqueur), mais l’intérêt du pays va au delà des règles »,

s’est défendu Manuel Valls sur BFMTV et RMC ce mardi.

Invité au même moment d’Europe 1, Emmanuel Macron a d’abord «remercié» Manuel Valls. «Je pense que ça traduit ce que j’avais indiqué il y a plusieurs mois, c’est-à-dire que les primaires n’étaient pas en situation de regrouper l’ensemble de la gauche, et cela traduit le fait que les sociaux-démocrates et les femmes et les hommes de gauche responsables sont prêts à s’inscrire dans une démarche qui est la mienne», a-t-il longuement répondu. Avant d’ajouter qu’il serait « le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques ».

À l’annonce de son prochain soutien à Emmanuel Macron, Benoît Hamon avait évoqué lundi des «coups de couteau» dans son dos. Sur Twitter, certains socialistes ont vite réagi comme l’élu marseillais Patrick Mennuci : «Tu nous fais honte», a-t-il écrit en s’adressant à Manuel Valls. «Minable», a dénoncé la députée des Hautes-Alpes Karine Berger.


@patrickmennucci
@manuelvalls tu nous fais honte.@JJBourdin_RMC
7:51 AM – 29 Mar 2017

@Karine_Berger
Un seul adjectif ce matin pour qualifier le comportement de Manuel Valls : minable
7:43 AM – 29 Mar 2017

« Moi j’ai un principe la loyauté…»

Manuel Valls et Emmanuel Macron n’ont pas eu des rapports simples lorsqu’ils étaient au gouvernement. Le Premier ministre, encore assez haut dans les sondages en 2014 à l’arrivée de l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée dans son gouvernement, a d’abord apprécié travaillé avec lui. Mais rapidement les deux hommes ont été en concurrence. Petit à petit, Emmanuel Macron a pris de l’ampleur et a voulu imposer sa marque, quitte à marcher sur les pieds d’autres ministres. Contraint de rester loyal à François Hollande, Manuel Valls a dû laisser le ministre lui voler la carte du réformisme. Le lancement de son mouvement En Marche en avait agacé plus d’un au sein du gouvernement. Et Emmanuel Macron a encore devancé le Premier ministre dans sa course à l’Elysée en démissionnant du gouvernement à la fin de l’été 2016. La réaction alors de […]

Le Parisien